Villeroy prit son temps de l'issue de l'affaire des bâtards et de cette prétendue noblesse, dont on avait su faire peur au régent, pour lui représenter la triste situation de Tallard et profiter du malaise qui troublait encore ce prince. Le moment fut favorable; il crut s'acquérir Villeroy et les Rohan en traitant bien Tallard. Il imagina que, tenant tous aux bâtards, et par conséquent à cette prétendue noblesse, le bon traitement fait à Tallard plairait au public et lui ramènerait bien des gens. Les affaires, importantes avaient déjà pris le chemin unique de son cabinet, et n'étaient presque plus portées au conseil de régence que toutes délibérées, et seulement pour la forme. Ainsi, le régent crut paraître faire beaucoup et donner peu en effet, en y faisant entrer Tallard, qui de honte, de dépit et d'embarras, ne se présentait que des moments fort rares au Palais-Royal. La parole fut donc donnée au maréchal de Villeroy, avec permission de le dire à Tallard sous le secret, qui, dès le lendemain, se présenta devant M. le duc d'Orléans. Il avait voulu se réserver de lui déclarer et de fixer le jour de son entrée au conseil de régence. Un peu après qu'il fut là en présence, parmi les courtisans, le régent lui dit qu'il le mettait dans le conseil de régence, et d'y venir prendre place le surlendemain.
Dès que je le sus, je sentis la difficulté qui se devait présenter sur la préséance entre lui et le maréchal d'Estrées qui y venait rapporter les affaires de marine, et qui d'ailleurs y entrait avec les autres chefs et présidents des conseils quand on les y appelait pour des affaires importantes. J'aimais bien mieux Estrées que Tallard, et pour l'estime nulle sorte de comparaison à en faire en rien. Le public même n'en faisait aucune, et tout était de ce côté-là à l'avantage du maréchal d'Estrées, mais j'aimais mieux que lui l'ordre et la règle, et sans intérêt (car je n'y en pouvais avoir aucun entre eux), l'intégrité des dignités de l'État. Tous deux étaient maréchaux de France, et dans cet office de la couronne Estrées était l'ancien de beaucoup; mais il n'était point duc et Tallard l'était vérifié au parlement; il est vrai qu'Estrées était grand d'Espagne, beaucoup plus anciennement que Tallard n'était duc, et que, comme aux cérémonies de la cour les grands d'Espagne, comme je l'ai expliqué ailleurs, coupaient les ducs, suivant l'ancienneté des uns à l'égard des autres, Estrées précédait Tallard aux cérémonies de l'ordre et en toutes celles de la cour. Mais, dès la première fois que le conseil de régence s'était assemblé, il avait été réglé, comme je l'ai rapporté en son lieu, que le maréchal de Villars précéderait le maréchal d'Harcourt, celui-ci duc vérifié beaucoup plus ancien que l'autre, mais Villars plus ancien pair qu'Harcourt, parce que les séances du conseil de régence se devaient régler sur celles qui s'observent au parlement, et aux états généraux et aux autres cérémonies d'État où la pairie l'emporte. Il en résultait qu'entre deux hommes qui n'étaient pas pairs, mais dont l'office de la couronne qu'ils avaient tous deux se trouvait effacé par une autre dignité, c'était cette dignité qui devait régler leur rang. Ils en avaient chacun une égale, mais différente: l'une était étrangère, l'autre de l'État. Cette dignité étrangère roulait à la vérité par ancienneté avec la première de l'État dans les cérémonies de la cour; mais comme telle, elle ne pouvait être admise dans une séance qui se réglait pour le rang par la pairie, parce qu'il s'y agissait de matières d'État où elle ne pouvait avoir aucune part; au lieu que la dignité de duc vérifié en étant une réelle et effective de l'État, avait, comme telle, plein caractère pour être admise aux affaires de l'État, et ne l'y pouvait être que dans le rang qui lui appartenait, d'où il résultait qu'encore que le maréchal d'Estrées eût dans les cérémonies de la cour la préséance sur le maréchal de Tallard, celui-ci la devait avoir sur l'autre dans les cérémonies de l'État, et singulièrement au conseil de régence établi pour suppléer en tout à l'âge du roi pour le gouvernement de l'État.
Je ne pus avertir Tallard qu'aux Tuileries, un peu avant le conseil. Sa joie extrême allait jusqu'à l'indécence, et ne lui en avait pas laissé la réflexion; il en dit un mot au maréchal d'Estrées qui devait rapporter ses affaires de marine, et tous deux en parlèrent à M. le duc d'Orléans, quand il arriva un moment après, qui leur dit que le conseil les jugerait sur-le-champ. On se mit en place; les deux maréchaux se tinrent debout derrière la place où j'étais. Estrées parla le premier; Tallard, étourdi du bateau, s'embarrassa. Je sentis qu'il se tirerait mal d'affaire, je l'interrompis, et dis à M. le duc d'Orléans que, s'il avait agréable de prier MM. les deux maréchaux de sortir pour un moment, je m'offrais d'expliquer la question en deux mots, et qu'on y opinerait plus librement en leur absence qu'en leur présence. Au lieu de me répondre, il s'adressa aux deux maréchaux, et leur dit qu'en effet il serait mieux qu'ils voulussent bien sortir, et qu'il les ferait rappeler sitôt que le jugement serait décidé. Ils firent la révérence sans rien dire, et sortirent.
J'expliquai aussitôt après la question en la manière que je viens de la rapporter, quoique avec un peu plus d'étendue, mais de fort peu. Je conclus en faveur de Tallard, et tous les avis furent conformes au mien. La Vrillière écrivit sur-le-champ la décision sur le registre du conseil; puis alla, par ordre du régent, appeler les deux maréchaux, à qui La Vrillière ne dit rien de leur jugement. Ils se tinrent debout au même lieu où ils s'étaient mis d'abord; nous nous rassîmes en même temps que M. le duc d'Orléans, qui à l'instant prononça l'arrêt que le maréchal d'Estrées prit de fort bonne grâce et très honnêtement, et Tallard fort modestement. Le régent leur dit de prendre place, se leva, et nous tous, et nous rassîmes aussitôt. Tallard, par son rang, échut vis-à-vis de moi, quelques places au-dessous.
L'excès de la joie, le sérieux du spectacle, l'inquiétude d'une dispute imprévue, firent sur lui une étrange impression. Vers le milieu du conseil, je le vis pâlir, rougir, frétiller doucement sur son siège, ses yeux qui s'égaraient, un homme en un mot fort embarrassé de sa personne. Quoique sans aucun commerce avec lui que celui qu'on a avec tout le monde, la pitié m'en prit; je dis à M. le duc d'Orléans que je croyais que M. de Tallard se trouvait mal. Aussitôt il lui dit de sortir, et de revenir quand il voudrait. Il ne se fit pas prier, et s'en alla très vite. Il rentra un quart d'heure après. En sortant du conseil, il me dit que je lui avais sauvé la vie; qu'il avait indiscrètement pris de la rhubarbe le matin, qu'il venait de mettre comble la chaise percée du maréchal de Villeroy, qu'il ne savait ce qu'il serait devenu sans moi, ni ce qui lui serait arrivé, parce qu'il n'aurait jamais osé demander la permission de sortir. Je ris de bon coeur de son aventure, mais je ne pris pas le change de sa rhubarbe; il était trop transporté de joie pour avoir oublié le conseil, et trop avisé pour avoir pris ce jour-là de quoi se purger.
(...è un'arte complicata, ma riserva delle soddisfazioni, come dire... prorompenti!...)
(...a Versailles mi sarei divertito molto, ma forse sarei stato meno utile...)
(...uno solo di voi sa perché oggi vi infliggo questo: è passato a trovarmi oggi. E voi, quando passate?...)
(...notazione sconsolata: tre secoli fa riuscivano, con una certa scioltezza, a risolvere casi molto più complessi di quelli sui quali oggi si inciampa con incredibile leggerezza. La fiducia dei mercati è importante, ma anche quella degli uomini non la trascurerei, e la mia, in particolare, si basa su un principio vecchio come il mondo, che i romani esprimono così: "come me sòni, te canto!" Io non scelgo mai la musica, e, soprattutto, non la impongo. Questo però non vuol dire che non abbia un orecchio delicato...)
L’economia esiste perché esiste lo scambio, ogni scambio presuppone l’esistenza di due parti, con interessi contrapposti: l’acquirente vuole spendere di meno, il venditore vuole guadagnare di più. Molte analisi dimenticano questo dato essenziale. Per contribuire a una lettura più equilibrata della realtà abbiamo aperto questo blog, ispirato al noto pensiero di Pippo: “è strano come una discesa vista dal basso somigli a una salita”. Una verità semplice, ma dalle applicazioni non banali...
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giovedì 12 luglio 2018
mercoledì 4 luglio 2018
I mercati
Lo so che per molti di voi sono speculatoribbrutti, banksters, squali della finanza, ecc., però io con i mercati mi ci trovo bene, e se anche non fosse così, mi ci dovrei trovare bene per forza, dato il lavoro che faccio. Li incontro spesso, perché loro sono molto curiosi di capire chi siano questi barbari populisti, le lance spezzate del fearless Salvini (cit.). Allora io li accolgo con un bel sorriso, e gli faccio un bel discorsetto in tre parti: perché sono qui, cosa faccio qui, e cosa vogliamo fare.
La prima parte è semplice. Sono qui perché ho detto nel 2011 quello che solo nel 2015 sarebbe stato ammesso dai colleghi pavidi e conformisti, nonostante nel 2011 la Bce lo avesse chiarito un mese prima di me (!). Siccome mi so esprimere e ho un minimo curriculum, e siccome Salvini non usa la testa per separare le orecchie, e usa le orecchie per ascoltare chi parla, sono finito qui, da dove vi sto scrivendo (scaldando la poltrona).
La seconda parte è più complicata. Spesso ho l'idea che i miei amici mercati si trovino un po' a disagio coi classici: l'idea che io sia (per scelta, prima vostra e poi mia) un parlamentare e non un membro dell'esecutivo sembra stupirli, pare non ne afferrino (ma io gliele spiego con un sorriso) le ovvie implicazioni, come ad esempio il fatto che io non posso emettere decreti, sembrano ignari (nonostante io dai miei libri abbia appreso che essi sono onniscienti) del fatto che io sono l'ultimo arrivato nel mio partito, e sono all'oscuro (ma anch'io lo sono, per ora!) di cosa esattamente faccia un presidente di commissione (decide insieme all'ufficio di presidenza l'ordine dei lavori, valuta l'ammissibilità degli emendamenti, nomina i relatori per i singoli provvedimenti, ecc.). Diciamo che do il ritmo, cercando di far esprimere e di ascoltare tutti, con l'aiuto di una struttura di grande livello (cui si aggiungerà presto una segreteria tecnica che sto insediando). Per fortuna sono amico di tutti (con alcune eccezioni, altrimenti sarebbe preoccupante), e comunque sono qui per costruire, non per distruggere, e so stare al posto mio.
Sul cosa vogliamo fare, bè, non mi soffermo: lo state vedendo. Chi è qui da un po' ha gli strumenti per valutarlo. Andiamo avanti.
Una delle ultime volte che li ho incontrati, dopo una serie di domande che vertevano su quello che sembra essere il loro assillo principale, senz'altro comprensibile nella loro ottica (dove trovate i soldi?), mi sono permesso di fare questa osservazione: "Amici, abbiamo due problemi: il primo è che le agenzie di rating non credono a noi, e il secondo è che voi credete alle agenzie di rating!"
Risate, e immediato disclaimer: "No, guardi, veramente noi non ci crediamo! Gridano 'al fuoco!' quando l'incendio è ormai spento, siamo anche stanchi di dar loro retta. Il problema è che ci crede la Bce".
Ci siamo così fatti insieme due amare risate sullo strano mondo in cui viviamo: un mondo nel quale un ente che ha la responsabilità principale di assicurare la funzionalità del sistema dei pagamenti, cioè di svolgere quello che in fondo resta un servizio pubblico, viene condizionato nella sua politica monetaria dalle valutazioni di società private cui altre società private, incaricate del più importante compito di gestire il risparmio, non credono ormai più.
Che strano gioco delle parti...
Ma i mercati, credetemi, non sono cattivi. In fondo, anche loro preferirebbero vivere in un mondo meno irrazionale. Possono fallire, e se non fallissero io non sarei mai diventato professore di politica economica prima, e senatore poi, ma il loro interesse, per quanto ad alcuni possa sembrare strano, spesso coincide con quello dei cittadini, che poi sono, quando guadagnano abbastanza, anche risparmiatori (e hanno quindi a loro volta interesse che chi si prende i loro soldi cerchi di capire se potrà restituirli). Non è più complicato di così, anche se le cose semplici, come sa chiunque abbia provato a suonare questo, sono spesso le più difficili.
E ora, al lavoro (ci sarebbero un paio di decreti da convertire in legge...).
(...risparmio commenti sulla corte dei miracoli che si sta sfilacciando: fanno i fenomeni, e poi ignorano i più elementari fatti stilizzati della storia economica recente. Cose che riconciliano con la bibliometria: il loro h-index, quando non è nullo, è comunque inferiore a quello di chi vi scrive, e un motivo ci sarà: evidentemente, le agenzie di rating accademico sono meno influenzabili di quelle di rating finanziario, o almeno si basano su fatti documentabili, come le pubblicazioni, che o ci sono, o, come nel caso dei nani e delle ballerine da talk show, non ci sono!...)
La prima parte è semplice. Sono qui perché ho detto nel 2011 quello che solo nel 2015 sarebbe stato ammesso dai colleghi pavidi e conformisti, nonostante nel 2011 la Bce lo avesse chiarito un mese prima di me (!). Siccome mi so esprimere e ho un minimo curriculum, e siccome Salvini non usa la testa per separare le orecchie, e usa le orecchie per ascoltare chi parla, sono finito qui, da dove vi sto scrivendo (scaldando la poltrona).
La seconda parte è più complicata. Spesso ho l'idea che i miei amici mercati si trovino un po' a disagio coi classici: l'idea che io sia (per scelta, prima vostra e poi mia) un parlamentare e non un membro dell'esecutivo sembra stupirli, pare non ne afferrino (ma io gliele spiego con un sorriso) le ovvie implicazioni, come ad esempio il fatto che io non posso emettere decreti, sembrano ignari (nonostante io dai miei libri abbia appreso che essi sono onniscienti) del fatto che io sono l'ultimo arrivato nel mio partito, e sono all'oscuro (ma anch'io lo sono, per ora!) di cosa esattamente faccia un presidente di commissione (decide insieme all'ufficio di presidenza l'ordine dei lavori, valuta l'ammissibilità degli emendamenti, nomina i relatori per i singoli provvedimenti, ecc.). Diciamo che do il ritmo, cercando di far esprimere e di ascoltare tutti, con l'aiuto di una struttura di grande livello (cui si aggiungerà presto una segreteria tecnica che sto insediando). Per fortuna sono amico di tutti (con alcune eccezioni, altrimenti sarebbe preoccupante), e comunque sono qui per costruire, non per distruggere, e so stare al posto mio.
Sul cosa vogliamo fare, bè, non mi soffermo: lo state vedendo. Chi è qui da un po' ha gli strumenti per valutarlo. Andiamo avanti.
Una delle ultime volte che li ho incontrati, dopo una serie di domande che vertevano su quello che sembra essere il loro assillo principale, senz'altro comprensibile nella loro ottica (dove trovate i soldi?), mi sono permesso di fare questa osservazione: "Amici, abbiamo due problemi: il primo è che le agenzie di rating non credono a noi, e il secondo è che voi credete alle agenzie di rating!"
Risate, e immediato disclaimer: "No, guardi, veramente noi non ci crediamo! Gridano 'al fuoco!' quando l'incendio è ormai spento, siamo anche stanchi di dar loro retta. Il problema è che ci crede la Bce".
Ci siamo così fatti insieme due amare risate sullo strano mondo in cui viviamo: un mondo nel quale un ente che ha la responsabilità principale di assicurare la funzionalità del sistema dei pagamenti, cioè di svolgere quello che in fondo resta un servizio pubblico, viene condizionato nella sua politica monetaria dalle valutazioni di società private cui altre società private, incaricate del più importante compito di gestire il risparmio, non credono ormai più.
Che strano gioco delle parti...
Ma i mercati, credetemi, non sono cattivi. In fondo, anche loro preferirebbero vivere in un mondo meno irrazionale. Possono fallire, e se non fallissero io non sarei mai diventato professore di politica economica prima, e senatore poi, ma il loro interesse, per quanto ad alcuni possa sembrare strano, spesso coincide con quello dei cittadini, che poi sono, quando guadagnano abbastanza, anche risparmiatori (e hanno quindi a loro volta interesse che chi si prende i loro soldi cerchi di capire se potrà restituirli). Non è più complicato di così, anche se le cose semplici, come sa chiunque abbia provato a suonare questo, sono spesso le più difficili.
E ora, al lavoro (ci sarebbero un paio di decreti da convertire in legge...).
(...risparmio commenti sulla corte dei miracoli che si sta sfilacciando: fanno i fenomeni, e poi ignorano i più elementari fatti stilizzati della storia economica recente. Cose che riconciliano con la bibliometria: il loro h-index, quando non è nullo, è comunque inferiore a quello di chi vi scrive, e un motivo ci sarà: evidentemente, le agenzie di rating accademico sono meno influenzabili di quelle di rating finanziario, o almeno si basano su fatti documentabili, come le pubblicazioni, che o ci sono, o, come nel caso dei nani e delle ballerine da talk show, non ci sono!...)
domenica 10 giugno 2018
I nemici del paese
L'austerità, chi è qui lo ha capito da tempo, e chi non è qui lo sta capendo a sue spese, è non tanto e non solo una politica sulla quantità del reddito (le spese pubbliche sono per definizione redditi privati: nessuno immagina che i Ministeri gettino banconote nel cratere dell'Etna), quanto e soprattutto una politica di redistribuzione del reddito. Innalzare il livello di disoccupazione serve ad abbassare le pretese dei lavoratori e quindi i loro salari, a beneficio di chi vive di profitti. Questa politica potrebbe non sembrare del tutto razionale: a cosa serve avere una fetta più grande di una torta più piccola? Ma una razionalità c'è: il fatto è che, a loro volta, quelli che si spartiscono la fetta più piccola sono sempre meno (si chiama "svuotamento della classe media": l'eutanasia sociale di piccoli imprenditori, grandi professionisti, ecc.).
Naturalmente l'austerità è una politica dolorosa. Non per nulla i fascisti la battezzarono accortamente nel 1926 (come spiega Clara Elisabetta Mattei, in un articolo poi pubblicato qui), dandole questa connotazione morale, sperando che ciò bastasse a renderla palatable (come dicono quelli fichi) agli elettori. Fatto sta che la retorica moralistica non basta ad annichilire la giusta percezione che di norma e in media gli uomini hanno dei propri interessi (percezione che spiega perché il mercato, pur fallendo, sia meglio dell'alternativa: se poi lo Stato ne corregge i fallimenti, è ancora meglio). E allora, come spiegavo ieri a un illustre collega, forse il più famoso worldwide, qui in Italia i governi che ci hanno preceduto, e le loro incrostazioni che ancora resistono, hanno dovuto ricorrere a un'altra retorica, molto più cogente, quella dell'emergenza: FATE PRESTO! Per convincere gli elettori ad accettare politiche che li danneggiavano, li si doveva convincere che la Patria fosse in pericolo. Altro stilema fascista, naturalmente: date oro (o pensioni, o tutele del lavoro, o prestazioni sanitarie...) alla Patria!
Per sostenere questa retorica interessata occorreva, naturalmente, dare dell'Italia una visione distorta in senso negativo, come di un paese che fosse sull'orlo del baratro; e questo è infatti quello che ci sentiamo dire, con brevi pause, da oltre trent'anni (un buon excursus lo trovate all'inizio di La costituzione nella palude). Fatto sta che siccome il mondo è piccolo, e i mercati mormorano, questa "narrazione" (o, per dirla ancor più cialtronescamente: "narrativa") fatta ad uso degli elettori nazionali, è diventata egemone preso gli investitori esteri, i quali sono effettivamente convinti che l'Italia sia un paese spacciato, senza chiedersi come mai un paese che da trent'anni sarebbe spacciato a detta di chi lo governa, dopo trent'anni sia ancora in piedi nonostante chi lo ha governato.
Non aiuta i mercati il fatto di non aver fatto pace con i dati, con la buona teoria economica, e nemmeno con le comunicazioni delle istituzioni (teoricamente) più prestigiose, quali, ad esempio, la Commissione Europea, che fino al 2015 confermava come il nostro debito fosse sostenibile (dal 2015 il giudizio è meno favorevole, essenzialmente perché le politiche di austerità, facendo aumentare il rapporto debito/Pil di 13 punti, hanno peggiorato la "initial fiscal position", come abbiamo mostrato qui: che è poi il motivo per cui non vogliamo altra austerità). Ma il punto non è tanto questo (cioè la sfolgorante economic illiteracy di alcuni operatori di mercato: d'altronde, se fossero tutti bravi, per definizione non ci sarebbero crisi...), quanto quello di fondo, che spiegavo all'illustre collega: la percezione che dell'Italia si ha all'estero è stata criminosamente distorta dai governi italiani che volevano usare la retorica dell'emergenza per imporre una loro agenda classista agli elettori, estorcendone il consenso col ricatto.
Tuttavia, questa percezione non corrisponde alla realtà, come gli stessi governi cialtroni e nemici del paese che hanno finora imperato sono stato costretti ad ammettere quando hanno capito che spalando merda su un'intera comunità di persone di norma e in media laboriose, ingegnose e oneste, stavano segando il ramo sul quale erano essi stessi seduti. Sono nati così progetti quali pride and prejudice (già il titolo la dice lunga), nei quali gli "esperti" di quelle stesse forze politiche che avevano vilipeso il paese rasentando (e secondo me oltrepassando, ma io faccio solo il parlamentare) il limite del codice penale, dicevano, con il consueto ritardo di alcuni anni, quanto i miei lettori sanno benissimo, ovvero che i fondamentali economici del Paese sono solidi.
Spiegavo, quindi, all'illustre collega, che scommettere contro l'Italia non è essere particolarmente lungimiranti. Certo, ci si possono fare dei soldi, anche dei bei soldi, magari, nell'immediato, e si possono creare problemi, anche grossi problemi al paese. Ma, anche astraendo dal fatto che in questo periodo di rifiuto della globalizzazione non credo convenga ai mercati dichiararsi nemici della democrazia (Trump c'è), e in questo periodo di elezioni europee non conviene all'Unione Europea dichiararsi nemica dell'Italia (volete una maggioranza euroscettica all'Europarlamento?), resta il fatto che i soldi veri li farà chi scommetterà a favore, chi scommetterà sulla capacità degli italiani di creare valore col loro ingegno e la loro tenacia. Quanto a noi, alla nostra comunità, occorre che riprendiamo coscienza del nostro valore partendo dai dati, e che, nel rispetto dello stato di diritto, facciamo valere quei pesi e contrappesi che sono l'argine contro derive eversive, cominciando dal chiedere nelle sedi opportune a chi per evidenti fini strumentiali di manipolazione del consenso politico o del mercato vilipende la nazione, o ne pronostica in sedi inappropriate una futura, imminente catastrofe, su quali basi appoggi i suoi argomenti, e quali dati abbia che smentiscano le (postume) slides del MEF.
Attendiamo fiduciosi.
Naturalmente l'austerità è una politica dolorosa. Non per nulla i fascisti la battezzarono accortamente nel 1926 (come spiega Clara Elisabetta Mattei, in un articolo poi pubblicato qui), dandole questa connotazione morale, sperando che ciò bastasse a renderla palatable (come dicono quelli fichi) agli elettori. Fatto sta che la retorica moralistica non basta ad annichilire la giusta percezione che di norma e in media gli uomini hanno dei propri interessi (percezione che spiega perché il mercato, pur fallendo, sia meglio dell'alternativa: se poi lo Stato ne corregge i fallimenti, è ancora meglio). E allora, come spiegavo ieri a un illustre collega, forse il più famoso worldwide, qui in Italia i governi che ci hanno preceduto, e le loro incrostazioni che ancora resistono, hanno dovuto ricorrere a un'altra retorica, molto più cogente, quella dell'emergenza: FATE PRESTO! Per convincere gli elettori ad accettare politiche che li danneggiavano, li si doveva convincere che la Patria fosse in pericolo. Altro stilema fascista, naturalmente: date oro (o pensioni, o tutele del lavoro, o prestazioni sanitarie...) alla Patria!
Per sostenere questa retorica interessata occorreva, naturalmente, dare dell'Italia una visione distorta in senso negativo, come di un paese che fosse sull'orlo del baratro; e questo è infatti quello che ci sentiamo dire, con brevi pause, da oltre trent'anni (un buon excursus lo trovate all'inizio di La costituzione nella palude). Fatto sta che siccome il mondo è piccolo, e i mercati mormorano, questa "narrazione" (o, per dirla ancor più cialtronescamente: "narrativa") fatta ad uso degli elettori nazionali, è diventata egemone preso gli investitori esteri, i quali sono effettivamente convinti che l'Italia sia un paese spacciato, senza chiedersi come mai un paese che da trent'anni sarebbe spacciato a detta di chi lo governa, dopo trent'anni sia ancora in piedi nonostante chi lo ha governato.
Non aiuta i mercati il fatto di non aver fatto pace con i dati, con la buona teoria economica, e nemmeno con le comunicazioni delle istituzioni (teoricamente) più prestigiose, quali, ad esempio, la Commissione Europea, che fino al 2015 confermava come il nostro debito fosse sostenibile (dal 2015 il giudizio è meno favorevole, essenzialmente perché le politiche di austerità, facendo aumentare il rapporto debito/Pil di 13 punti, hanno peggiorato la "initial fiscal position", come abbiamo mostrato qui: che è poi il motivo per cui non vogliamo altra austerità). Ma il punto non è tanto questo (cioè la sfolgorante economic illiteracy di alcuni operatori di mercato: d'altronde, se fossero tutti bravi, per definizione non ci sarebbero crisi...), quanto quello di fondo, che spiegavo all'illustre collega: la percezione che dell'Italia si ha all'estero è stata criminosamente distorta dai governi italiani che volevano usare la retorica dell'emergenza per imporre una loro agenda classista agli elettori, estorcendone il consenso col ricatto.
Tuttavia, questa percezione non corrisponde alla realtà, come gli stessi governi cialtroni e nemici del paese che hanno finora imperato sono stato costretti ad ammettere quando hanno capito che spalando merda su un'intera comunità di persone di norma e in media laboriose, ingegnose e oneste, stavano segando il ramo sul quale erano essi stessi seduti. Sono nati così progetti quali pride and prejudice (già il titolo la dice lunga), nei quali gli "esperti" di quelle stesse forze politiche che avevano vilipeso il paese rasentando (e secondo me oltrepassando, ma io faccio solo il parlamentare) il limite del codice penale, dicevano, con il consueto ritardo di alcuni anni, quanto i miei lettori sanno benissimo, ovvero che i fondamentali economici del Paese sono solidi.
Spiegavo, quindi, all'illustre collega, che scommettere contro l'Italia non è essere particolarmente lungimiranti. Certo, ci si possono fare dei soldi, anche dei bei soldi, magari, nell'immediato, e si possono creare problemi, anche grossi problemi al paese. Ma, anche astraendo dal fatto che in questo periodo di rifiuto della globalizzazione non credo convenga ai mercati dichiararsi nemici della democrazia (Trump c'è), e in questo periodo di elezioni europee non conviene all'Unione Europea dichiararsi nemica dell'Italia (volete una maggioranza euroscettica all'Europarlamento?), resta il fatto che i soldi veri li farà chi scommetterà a favore, chi scommetterà sulla capacità degli italiani di creare valore col loro ingegno e la loro tenacia. Quanto a noi, alla nostra comunità, occorre che riprendiamo coscienza del nostro valore partendo dai dati, e che, nel rispetto dello stato di diritto, facciamo valere quei pesi e contrappesi che sono l'argine contro derive eversive, cominciando dal chiedere nelle sedi opportune a chi per evidenti fini strumentiali di manipolazione del consenso politico o del mercato vilipende la nazione, o ne pronostica in sedi inappropriate una futura, imminente catastrofe, su quali basi appoggi i suoi argomenti, e quali dati abbia che smentiscano le (postume) slides del MEF.
Attendiamo fiduciosi.
mercoledì 16 maggio 2018
I am a barbarian...
...precisely the one who plays harpsichord in this (and some others) recording:
(...if you find this music boring, you may have a look at this...)
(...if you find this music boring, you may have a look at this...)
venerdì 15 settembre 2017
"Come sò ste riforme?" "Strutturali..."
Difficile immaginare due località più diverse di Halle e Maratea. Tanto orizzontale la prima, adagiata a 87 metri di altezza sull'Hallesches Ackerland, una delle tante pianure alluvionali lungo il basso corso della Saale, quanto verticale la seconda, aggrappata a 300 metri di altezza sul Monte S. Biagio, dirimpetto ai 1505 metri del Coccovello (che è sulla mia todo list da un due o tre anni). Lì barbabietole, e un glorioso passato, nel quale si annovera non solo il cicccione (who can be against us?), ma anche altro (das alte Jahr vergangen ist); qui pini, fichi d'india, bougainvillee, olivi, viti, palme, e un passato dal quale trarre, se non ispirazione, esempio. Lì un orizzonte che ti soffoca non per la sua angustia, ma per la sua insignificanza: la terra trascolora nel cielo, e sono due sfumature di grigio fuse dalla bruma del Nord, quella bruma che un tempo mi fu cara (ma erano altri tempi); qui, scorto da altezze vertiginose, incassato nel triangolo di valli scoscese, un Tirreno di cobalto, che la lontananza fa sembrare immoto come la campitura di uno stemma, ma del quale si intuisce il lavorio, la perenne ripresa: la mer toujours recommencée, che puoi guardare e ascoltare per ore, come guardi e ascolti per ore il fuoco del caminetto... ma non, appunto, la terra delle barbabietole...
Insomma: due mondi completamente diversi: orizzontale contro verticale, terra contro acqua, nebbia contro sole.
Eppure, per uno strano caso, la settimana scorsa mi è toccato dire, in questi due posti diversi, e a interlocutori completamente diversi, esattamente la stessa, stessissima cosa.
La prima volta venerdì, a Halle. Un seminario molto interessante all'IWH, su "Sfide e implicazioni della dinamica inflazionistica". Di cose da raccontarvene ne avrei tante, ma il tempo e la salute sono limitati, quindi vado al punto. Che meraviglia ascoltare tutti questi funzionari della Bce, della Buba, della Banque de France, preoccuparsi per l'inflazione... "Quale inflazione!?", direte voi. Appunto! Questa è la meraviglia! Per uno come me, che ha passato la maggior parte della propria esistenza a vedere economisti e opinionisti stracciarsi le vesti per il pericolo dell'elevata inflazione, che, si sa, rovina la vedova e l'orfano (che tanto stanno a cuore ai banchieri centrali, come anche si sa), quale Wunder osservare questo conciliabolo di tecnici, assolutamente ortodossi e molto preparati, in gramaglie perché l'inflazione è bassa, è below target: pensate, fra tre anni in Europa sarà ancora all'1.8%, anziché al 2%.
Ne hanno viste di cose questi occhi...
Che poi, alla fine, a me, che non sono cattivo (mi dipingo così), venivano quasi i lucciconi, e mi veniva da consolarli.
Avrei potuto dire loro: "Dai, su, non preoccupatevi. Alla fine i modelli che usatesono una cacata pazzesca poggiano su basi epistemologicamente discutibili, quindi magari fra tre anni saremo tornati al 2%: di previsioni ne avete sbagliate tante, se vi va bene sbagliate anche questa!" Ma sarebbe stato indelicato.
Forse avrei potuto dire: "Sì, vabbè, magari restiamo sotto al 2%, ma questo obiettivo che valore ha? Nessuno. La sua logica fasulla, descritta a p. 205 del Tramonto dell'euro, era un misto di wishful thinking (una crescita reale del 2.5% all'anno nell'Eurozona) e pessima teoria economica (la teoria quantitativa della moneta, quella secondo cui la moneta causa i prezzi). Ma prima della crisi la crescita reale è stata del 2.1% (uno scostamento di 0.4 punti che non preoccupava nessuno)! Se contiamo anche gli anni della crisi, si arriva all'1.3%... e questo nonostante che durante la crisi voi abbiate stampato 2000 miliardi di euro che non hanno causato alcuna inflazione! Quindi fatti e teoria sui quali l'obiettivo si basa sono risultati del tutto errati, e visto che l'obiettivo non è iscritto in alcun trattato, ma ve lo siete dati da soli, se proprio non vi riesce di raggiungerlo potete cambiarlo: dite che il mondo è cambiato, che oggi (per esempio) c'è la Cina, e che il nuovo obiettivo di inflazione è l'1.8%, così fra tre anni avrete risolto!". Ma sarei sembrato inopportuno.
Avrei anche potuto dire: "Sì, ma chi se ne frega se l'inflazione media dell'Eurozona è di 0.2 punti sotto al target! Il problema non è questo: il problema è che non ha senso parlare di inflazione dell'Eurozona! Quello che ci ha mandato per aria non è lo scostamento dell'inflazione dal suo obiettivo (scostamento che prima della crisi non c'è stato), ma lo scostamento dell'inflazione tedesca dall'obiettivo: quello che dicevo nel 2012, oggi lo dice anche Bofinger (che è un consigliere del capo). Quindi state sereni: il problema non è la mancata convergenza dell'inflazione media all'obiettivo, ma, caso mai, la mancata convergenze delle inflazioni dei paesi membri alla media. La crisi non ha migliorato le cose: lo scarto quadratico medio fra i tassi di inflazione nazionali non è molto diminuito dal 1999 (i dati sono qui), e magari dovreste preoccuparvene un po' di più...". Ma dire questo sarebbe sembrato un po' troppo corrosivo, perché questo argomento portava ad un'unica conclusione: che l'unica Bce buona è quella... bè, lo sapete!
Allora, per cercare di farli contenti, ho seguito un'altra strada: "Scusate! Ma, come vi ho fatto notare, io qui sono l'unico italiano, behind the enemy lines, e quindi posso darvi una prospettiva diversa sul mistero dell'inflazione scomparsa. Mi ricordo che nel 2011 l'allora governatore della Bce, Trichet, mandò al governo italiano una lettera che chiedeva riforme i cui effetti sarebbero stati sostanzialmente deflazionistici - in particolare attraverso la riforma del mercato del lavoro, che mirava a agevolare la flessibilità dei salari verso il basso rendendo i lavoratori più ricattabili. Il PD poi ha attuato quelle riforme. Ora, non capisco la vostra frustrazione! L'inflazione non c'è più perché avete consigliato delle riforme che la eliminassero, e queste riforme hanno funzionato. Quindi, perché essere mogi?"
Questa osservazione è stata trovata interessante, e il discorso si è spostato su altri temi: la colpa, signora mia, è delle aspettative: non sono ben ancorate, perché laggente non sono razionali (dopo anni passati a imporre politiche di tagli alla spesa pubblica giustificandoli col fatto che laggente sono razionali e quindi capischeno che se tagli la spesa oggi li tassi meno domani... Anche qui, quale Wunder!).
A Maratea, ancor meglio. Dibattito in piazza con Pizzuti, Ciccone e Dal Conte, che non conoscevo, ma era più importante di tutti gli altri messi insieme (compreso il vostro umilissimo) essendo che aveva scritto materialmente il jobs act, la più strutturale delle riforme strutturali. Persona civilissima e simpaticissima (amico di D'Antoni, che ha un passato bocconiano ma è tanto una brava persona), che ha poi sopportato sportivamente le mie punzecchiature: e questo va senz'altro a suo merito. Ma, anche qui, ascoltandolo provavo un certo senso di straniamento. "Le riforme, si sa, sono ardue da fare, soprattutto se strutturali: laggente non le vogliono, perché è più facile comprare consenso dando un reddito a chi è in difficoltà, anziché facendo politiche attive del lavoro, cioè insegnando a un barbiere di Catania come diventare piastrellista a Udine. Ma questo governo ha avuto il coraggio..." "Di riprendersi gli 80 euro coi quali aveva comprato il consenso?" direte voi che siete irriverenti, che non capite la solitudine e il travaglio (con la minuscola) del riformista.... No: il discorso di Dal Conte era più articolato: "Questo governo ha avuto il coraggio di fare riforme impopolari, anche sapendo che poteva mettere a rischio il proprio consenso".
E lì, di esitazioni su cosa dire, ne ho avute molto poche: sostanzialmente, quello che avevo detto a Halle. "Scusa: mi racconti ancora questa storia di Renzi che viene da te e ti dice: aiutami a perdere consenso! Perché io mi ricordo una cosa diversa: mi ricordo che a metà 2011 arrivò dalla Bce una ben precisa agenda di governo, che elencava, ex multis, alcuni provvedimenti specifici in ambito giuslavoristico, fra cui la riforma della contrattazione collettiva, la revisione delle norme che regolano il licenziamento dei dipendenti, e naturalmente, perché no, la vecchia, stantia solfa delle politiche attive che favoriscano la riallocazione del lavoro - una solfa che, peraltro, deriva a sua volta da un altro diktat, questa volta dell'OCSE. Ora, io non ho motivo di dubitare: Renzi, basta guardarlo in faccia e lo si capisce, è senz'altro uno statista disposto a mettersi in gioco per il bene del paese, quindi sicuramente sarà venuto a chiederti come perdere consenso all'uopo. Solo che... io lì non c'ero. La lettera della Bce, invece, l'hanno letta tutti, e tutti hanno visto in quale modo pedissequo il PD l'ha eseguita. Quindi, io, nel dubbio, preferisco pensare che questa ansia da riforma sia indotta, sia esogena, anziché essere spontanea, endogena...".
E ci siamo lasciati da buoni amici, perché, esattamente come non si può voler del male a chi, in Bce, preferisce che la Bce sopravviva, anche se questo distrugge l'Europa, a maggior ragione non si può volerne a un giurista di non aver presenti alcuni limiti intrinseci delle riforme strutturali, e questo soprattutto se frequenta economisti pre-keynesiani, quelli che voi, in modo irriverente, chiamate "bocconiani".
Certo, il giurista, a casa sua, non vive in un mondo pre-keynesiano! Se sta male, anziché farsi fare un salasso (quello che i suoi amici consigliano a noi) prende un antibiotico, e le notizie non le ascolta da una radio a valvole termoioniche, ma magari guardando la televisione. Post-keynesiano per sé, il giurista però diventa pre-keynesiano per gli altri, traducendo in leggi i precetti di un'economia logicamente fallace perché vetusta. Alla base delle riforme strutturali, e del loro fallimento, c'è infatti l'idea un po' bislacca che il cosiddetto mercato del lavoro funzioni come il mercato di Val Melaina, dove io spunto sempre prezzi bassi perché ci passo tornando dalla scuola der Palla, a tarda ora, quando l'eccesso di offerta sul bancone fa scendere i prezzi di qualsiasi bene.
Ma il lavoro non è un bene qualsiasi: il lavoro sono uomini, e questo chiunque dovrebbe percepirlo: indebolire le tutele del lavoro significa indebolire le tutele dell'umanità. Ma di questo uno potrebbe anche battersene. Resterebbe però un altro problema, un problema che negli altri mercati, caso strano, non si presenta. Sì: se a fine giornata la zucchina, o lo sgombro, o il moscato di Terracina, restano sul banco, il venditore può abbassarne il prezzo, per invogliare gli acquirenti. A parità di reddito degli acquirenti, la decisione del fruttarolo di deflazionare aumenta il potere di acquisto degli acquirenti stessi, e magari la frutta non finisce al cassonetto.
Ora, inutile girarci intorno: lo scopo del gioco delle riforme strutturali (tutte) è quello di rendere i salari flessibili al ribasso. Una ottima descrizione la trovate qui. Nel contesto dell'Eurozona sappiamo bene che questa è una scelta obbligata: abbiamo costruito un mondo nel quale viene impedito ai cambi di flettersi perché si flettano i salari. L'euro è lotta di classe, fatta, con efficacia, dal capitale contro il lavoro. Ma anche nel resto del mondo l'idea che i salari sopportino il peso dell'aggiustamento macroeconomico, che se c'è disoccupazione non sia lo Stato a dover investire di più, ma i lavoratori a chiedere di meno, ha ampio corso, come immaginate, visto che i ricchi e potenti, i capitalisti, pagano giornali e università (avendo i soldi per farlo).
Il fatto è che con la flessibilità dei salari verso il basso il problema non si risolve, ma anzi si aggrava. E a capirlo non ci vuole molto.
Con curve di domanda negativamente inclinate, la diminuzione del prezzo causa un aumento della quantità richiesta. Anche l'imprenditore, se scende il prezzo del lavoro, cioè il salario, aumenterà la quantità di occupati richiesti, e questi quindi non saranno più in eccesso di offerta (cioè disoccupati). Così ragionano i pre-keynesiani. Ma questo ragionamento è stupido: si basa su una premessa assurda, che essi rivendicano come suggello di scientificità, con una ingenuità (o una impudenza) che lasciano veramente senza parole! La premessa (assurda) è che valga per la collettività quello che vale per il singolo individuo. Loro, questa premesse demente, la chiamano "microfondazione". Noi la chiamiamo fallacia di composizione. Va la spieago con un paio di slides che ho mostrato ai giovini della scuola MADEurope di Maratea, dove sono stato invitato da un ospitalissimo ed efficientissimo Realfonzo.
Vedete, per gli economisti pre-keynesiani il mercato del lavoro replica esattamente la logica con la quale il singolo imprenditore sceglie quanti lavoratori assumere. Il grafico (se aiuta) è questo:
C'è una curva di domanda di lavoro, in rosso, che dipende negativamente dal salario reale (cioè dal rapporto fra salari e prezzi, insomma: dal potere d'acquisto erogato al lavoratore) e positivamente dal prodotto (perché se vuoi produrre di più ti occorrono più lavoratori). Poi c'è una curva di offerta di lavoro, in blu, che ho immaginato, per semplicità, verticale (anche se potremmo pensare a una sua inclinazione positiva, a indicare che più alto è il salario e più aumentano le persone disposte a lavorare: i salari bassi scoraggiano). Con un salario reale al livello (W/P)0 (misurato sull'asse verticale), le imprese assumono solo A lavoratori (misurati in orizzontale). Ma in A domanda (rossa) e offerta (blu) non si incontrano: c'è un gap, e quel gap sono i disoccupati: persone che vorrebbero lavorare a quel salario, ma che l'imprenditore non vuole assumere a quel salario.
Come si risolve il problema per il pre-keynesiani?
Ma è semplice: con le riforme strutturali! Indebolisco il potere contrattuale dei lavoratori introducendo forme di precariato, aumentando il potere di ricatto del datore d lavoro (ad esempio facilitando i licenziamenti), e vedrai che i salari scendono! Insomma, nel mondo pre-keynesiano le riforma strutturali servono a realizzare una cosa simile:
Basta poco, che cce vò? Il salario reale scende dal livello (W/P)0 al livello (W/P)1, ci si sposta da A a E ed ecco che, in E, domanda e offerta di lavoro si incontrano: a quel salario l'imprenditore è disposto a dare lavoro a tutti quelli che lo chiedono, dato il livello di produzione Y che massimizza il suo profitto.
Sì, tutto bello e tutto giusto, ma c'è un problema. Voi direte: "Certo! Il problema è che magari al nuovo livello di salario reale il lavoratore non sopravvive!". No, amici, siete fuori strada. Il problema non è biologico, ma logico (e quindi di ordine superiore).
Il fatto è che il singolo imprenditore, nel fare le sue scelte, può anche ragionare per un dato livello di produzione. In concorrenza perfetta, infatti, lui fronteggia una curva di domanda di beni infinitamente elastica, che poi significa che per definizione tutti i beni messi in vendita al prezzo che il mercato ritiene "giusto" (cioè di equilibrio) saranno venduti. Quindi, in qualche modo, a livello del singolo imprenditore ha senso ragionare come se il salario reale W/P non influenzasse la produzione ottimale Y, perché in effetti a livello del singolo imprenditore è così. Se il fruttarolo abbassa il prezzo del moscato, corre il rischio di guadagnare meno lui, ma la sua decisione non fa guadagnare di meno me, e siccome l'uva la compro io...
Il punto, però, è che i nostri amici pre-keynesiani menano vanto dall'applicare all'intero sistema economico (cioè su scala macroeconomica) quel grafico e quel ragionamento che funziona (se funziona) a livello del singolo imprenditore (cioè su scala microeconomica). Ma a scala macroeconomica, quando cioè consideri la decisione di tutti gli imprenditori di far riformare il mercato del lavoro in modo da distribuire meno potere di acquisto, ecco che le cose cambiano. Quello che va bene se lo fa uno solo (alzarsi in piedi allo stadio per vedere meglio, tagliare i salari ai propri dipendenti), non va più bene se lo fanno tutti: se tutti si alzano, vedono tutti come prima, e se tutti tagliano?
Se tutti tagliano succede questo:
Dato che se tutti tagliano, dall'altra parte tutti hanno meno soldi per comprare, le aspettative di domanda (cioè l'idea che il produttore si fa di quanti beni potrà vendere) calano, e quindi cala la domanda di lavoro (cioè il produttore assume di meno perché sa che venderà di meno). Insomma, non ci si sposta dal punto A, fuori dall'equilibrio, al punto E, dove le due curve si incontrano, ma al punto B, che è anche lui fuori dall'equilibrio, perché è su una nuova curva di (minor) domanda di lavoro da parte del sistema imprenditoriale. Chiaro, no?
Ed ecco anche spiegato perché le riforme, soprattutto se strutturali, non sono mai abbastanza! Di fatto, la deflazione logora chi la fa: soprattutto se ha successo, la flessibilità dei salari verso il basso allontana, anziché avvicinarlo, l'obiettivo di ridurre la disoccupazione. Tutto quello che si riesce a ottenere per questa via è una crisi di domanda (effettiva), ovvero una situazione in cui circolano talmente pochi soldi che il desiderio di acquistare beni non si traduce effettivamente in domanda per mancanza, appunto, di liquidi! Certo, sappiamo che a questo si può ovviare indebitandosi. Ma ora che le banche saltano una dietro l'altra, sappiamo anche dove questa storia porti: a una crisi finanziaria.
Questo, per voi, non è niente di nuovo, o almeno spero. Ve lo racconto oggi solo per ricordarvi che avete ancora 24 ore per votare questo sito come miglior sito politico-d'opinione ai MIA17, cosa che potete fare seguendo le istruzioni su questa pagina (per favore non fate come il simpatico Nardelli, che mi ha scritto un paio di email assolutamente deliranti perché temo abbia confuso la pagina per la votazione - dove Goofynomics compare nella categoria 27, e dovete esprimere un voto in almeno 10 categorie - con la scheda per la nomination: strano che certe semplici logiche sfuggano proprio a voi che la televisione la guardate - per lamentarvene, ma la guardate...).
Dovreste farlo, perché non credo che abbiate trovato altrove spiegazioni del perché le riforme strutturali sono destinate a fallire (o meglio: del perché il loro scopo è fallire)! Se volete che altri leggano queste spiegazioni, anche votare ai MIA17 può essere un modo. Voi potrete pensare che sia cosa futile: in effetti, lo è. Ma attenzione, ricordatevi una cosa: le riforme le scrivono i giuristi, e i nostri giuristi sono affetti da quella piddinitas che tante volte abbiamo stigmatizzato. Facciamo finta che siano in buona fede: in questo caso, portare a loro, come a tanti altri, il semplice argomento di questo post forse qualcosa può cambiare. Voglio pensare che chi sembra una brava persona lo sia. Nel mercato delle patate ci si può spostare lungo la curva di domanda, da A a E. In quello del lavoro, la variazione del prezzo (del salario) sposta la curva di domanda (a salari bassi laggente non comprano e gli imprenditori quindi non assumono). La differenza fra pre-keynesiani e post-keynesiani è tutta qui: nel prendere atto di questo semplice dato contabile: i soldi che non circolano non si possono spendere, e alterare la distribuzione del reddito con riforme che danneggino i lavoratori alla fine fa crollare tutta la baracca, anche se a queste riforme viene appioppato il rassicurante epiteto di "strutturali". Si sa, le riforme sono strutturali, esattamente come le olive sono... Come sò ste olive?
E così le riforme: noi cominceremmo a essere un po' riluttanti, ma i tanto Mario Brega dei media e della politica insistono: sò strutturali!
E ce le spingono nel gozzo...
Mi faceva un po' tenerezza il giurista che diceva: "Ma sai, noi scontiamo una certa subalternità culturale, magari abbiamo fatto il classico perché non ci piaceva la matematica, poi arriva l'economista con le sue regressioni e ci dice che il mondo funziona così...". Ecco, Keynes non aveva bisogno di regressioni (pur essendo economista quantitativo) per spiegare come va il mondo, e così non ne ho avuto bisogno io. Aggiungo anche che quello che vi ho detto qui, cioè che le riforme strutturali non funzionano perché deflazionistiche, ormai se lo dicono anche i pre-keynesiani, con il loro linguaggio (non comprensibile ai giuristi, in questo caso) e con argomenti diversi (non tutti stupidi). Ma perché una persona dovrebbe dar retta a chi gli parla un linguaggio che non capisce, anziché a chi gli parla un linguaggio comprensibile? Alla fine, l'archetipo della professione giuridica è l'Azzeccagarbugli: ci vuole così tanto a intuire quando chi si ha di fronte usa le formule come il latinorum?
Insisto sul fatto che chi ha una formazione classica, se ce l'ha, dovrebbe diffidare instintivamente dai tentativi di proporre una scienza umana come scienza naturale. Se non diffida, avrebbe fatto meglio a far ragioneria: questa, almeno, gli sarebbe servita a capire che i soldi che non circolano non possono essere spesi, cioè a maneggiare con scioltezza la parte tecnica della fallacia pre-keynesiana. Ma è la parte etica ed epistemologica quella più grave in termini politici, e più apparente a chi abbia avuto un contatto non fugace con le humane lettere.
Il che ci ricorda che non amare la matematica è forse una condizione sufficiente per scegliere il classico, ma non per capire quanto ivi si insegna, e che se la scienza giuridica richiede ragionamento (cosa della qual i giuristi si gloriano, a ragione), non è per questo che la scienza economica possa o debba essere considerata come un sudoku per diversamente letterati privi di capacità logiche.
C'è un grande lavoro di mediazione culturale da fare (visto che la buona fede si presume). Ci stiamo attrezzando per farlo meglio. Intanto, votate Goofynomics ai MIA17. Poi, vi parlerò dei nostri prossimi appuntamenti...
Insomma: due mondi completamente diversi: orizzontale contro verticale, terra contro acqua, nebbia contro sole.
Eppure, per uno strano caso, la settimana scorsa mi è toccato dire, in questi due posti diversi, e a interlocutori completamente diversi, esattamente la stessa, stessissima cosa.
La prima volta venerdì, a Halle. Un seminario molto interessante all'IWH, su "Sfide e implicazioni della dinamica inflazionistica". Di cose da raccontarvene ne avrei tante, ma il tempo e la salute sono limitati, quindi vado al punto. Che meraviglia ascoltare tutti questi funzionari della Bce, della Buba, della Banque de France, preoccuparsi per l'inflazione... "Quale inflazione!?", direte voi. Appunto! Questa è la meraviglia! Per uno come me, che ha passato la maggior parte della propria esistenza a vedere economisti e opinionisti stracciarsi le vesti per il pericolo dell'elevata inflazione, che, si sa, rovina la vedova e l'orfano (che tanto stanno a cuore ai banchieri centrali, come anche si sa), quale Wunder osservare questo conciliabolo di tecnici, assolutamente ortodossi e molto preparati, in gramaglie perché l'inflazione è bassa, è below target: pensate, fra tre anni in Europa sarà ancora all'1.8%, anziché al 2%.
Ne hanno viste di cose questi occhi...
Che poi, alla fine, a me, che non sono cattivo (mi dipingo così), venivano quasi i lucciconi, e mi veniva da consolarli.
Avrei potuto dire loro: "Dai, su, non preoccupatevi. Alla fine i modelli che usate
Forse avrei potuto dire: "Sì, vabbè, magari restiamo sotto al 2%, ma questo obiettivo che valore ha? Nessuno. La sua logica fasulla, descritta a p. 205 del Tramonto dell'euro, era un misto di wishful thinking (una crescita reale del 2.5% all'anno nell'Eurozona) e pessima teoria economica (la teoria quantitativa della moneta, quella secondo cui la moneta causa i prezzi). Ma prima della crisi la crescita reale è stata del 2.1% (uno scostamento di 0.4 punti che non preoccupava nessuno)! Se contiamo anche gli anni della crisi, si arriva all'1.3%... e questo nonostante che durante la crisi voi abbiate stampato 2000 miliardi di euro che non hanno causato alcuna inflazione! Quindi fatti e teoria sui quali l'obiettivo si basa sono risultati del tutto errati, e visto che l'obiettivo non è iscritto in alcun trattato, ma ve lo siete dati da soli, se proprio non vi riesce di raggiungerlo potete cambiarlo: dite che il mondo è cambiato, che oggi (per esempio) c'è la Cina, e che il nuovo obiettivo di inflazione è l'1.8%, così fra tre anni avrete risolto!". Ma sarei sembrato inopportuno.
Avrei anche potuto dire: "Sì, ma chi se ne frega se l'inflazione media dell'Eurozona è di 0.2 punti sotto al target! Il problema non è questo: il problema è che non ha senso parlare di inflazione dell'Eurozona! Quello che ci ha mandato per aria non è lo scostamento dell'inflazione dal suo obiettivo (scostamento che prima della crisi non c'è stato), ma lo scostamento dell'inflazione tedesca dall'obiettivo: quello che dicevo nel 2012, oggi lo dice anche Bofinger (che è un consigliere del capo). Quindi state sereni: il problema non è la mancata convergenza dell'inflazione media all'obiettivo, ma, caso mai, la mancata convergenze delle inflazioni dei paesi membri alla media. La crisi non ha migliorato le cose: lo scarto quadratico medio fra i tassi di inflazione nazionali non è molto diminuito dal 1999 (i dati sono qui), e magari dovreste preoccuparvene un po' di più...". Ma dire questo sarebbe sembrato un po' troppo corrosivo, perché questo argomento portava ad un'unica conclusione: che l'unica Bce buona è quella... bè, lo sapete!
Allora, per cercare di farli contenti, ho seguito un'altra strada: "Scusate! Ma, come vi ho fatto notare, io qui sono l'unico italiano, behind the enemy lines, e quindi posso darvi una prospettiva diversa sul mistero dell'inflazione scomparsa. Mi ricordo che nel 2011 l'allora governatore della Bce, Trichet, mandò al governo italiano una lettera che chiedeva riforme i cui effetti sarebbero stati sostanzialmente deflazionistici - in particolare attraverso la riforma del mercato del lavoro, che mirava a agevolare la flessibilità dei salari verso il basso rendendo i lavoratori più ricattabili. Il PD poi ha attuato quelle riforme. Ora, non capisco la vostra frustrazione! L'inflazione non c'è più perché avete consigliato delle riforme che la eliminassero, e queste riforme hanno funzionato. Quindi, perché essere mogi?"
Questa osservazione è stata trovata interessante, e il discorso si è spostato su altri temi: la colpa, signora mia, è delle aspettative: non sono ben ancorate, perché laggente non sono razionali (dopo anni passati a imporre politiche di tagli alla spesa pubblica giustificandoli col fatto che laggente sono razionali e quindi capischeno che se tagli la spesa oggi li tassi meno domani... Anche qui, quale Wunder!).
A Maratea, ancor meglio. Dibattito in piazza con Pizzuti, Ciccone e Dal Conte, che non conoscevo, ma era più importante di tutti gli altri messi insieme (compreso il vostro umilissimo) essendo che aveva scritto materialmente il jobs act, la più strutturale delle riforme strutturali. Persona civilissima e simpaticissima (amico di D'Antoni, che ha un passato bocconiano ma è tanto una brava persona), che ha poi sopportato sportivamente le mie punzecchiature: e questo va senz'altro a suo merito. Ma, anche qui, ascoltandolo provavo un certo senso di straniamento. "Le riforme, si sa, sono ardue da fare, soprattutto se strutturali: laggente non le vogliono, perché è più facile comprare consenso dando un reddito a chi è in difficoltà, anziché facendo politiche attive del lavoro, cioè insegnando a un barbiere di Catania come diventare piastrellista a Udine. Ma questo governo ha avuto il coraggio..." "Di riprendersi gli 80 euro coi quali aveva comprato il consenso?" direte voi che siete irriverenti, che non capite la solitudine e il travaglio (con la minuscola) del riformista.... No: il discorso di Dal Conte era più articolato: "Questo governo ha avuto il coraggio di fare riforme impopolari, anche sapendo che poteva mettere a rischio il proprio consenso".
E lì, di esitazioni su cosa dire, ne ho avute molto poche: sostanzialmente, quello che avevo detto a Halle. "Scusa: mi racconti ancora questa storia di Renzi che viene da te e ti dice: aiutami a perdere consenso! Perché io mi ricordo una cosa diversa: mi ricordo che a metà 2011 arrivò dalla Bce una ben precisa agenda di governo, che elencava, ex multis, alcuni provvedimenti specifici in ambito giuslavoristico, fra cui la riforma della contrattazione collettiva, la revisione delle norme che regolano il licenziamento dei dipendenti, e naturalmente, perché no, la vecchia, stantia solfa delle politiche attive che favoriscano la riallocazione del lavoro - una solfa che, peraltro, deriva a sua volta da un altro diktat, questa volta dell'OCSE. Ora, io non ho motivo di dubitare: Renzi, basta guardarlo in faccia e lo si capisce, è senz'altro uno statista disposto a mettersi in gioco per il bene del paese, quindi sicuramente sarà venuto a chiederti come perdere consenso all'uopo. Solo che... io lì non c'ero. La lettera della Bce, invece, l'hanno letta tutti, e tutti hanno visto in quale modo pedissequo il PD l'ha eseguita. Quindi, io, nel dubbio, preferisco pensare che questa ansia da riforma sia indotta, sia esogena, anziché essere spontanea, endogena...".
E ci siamo lasciati da buoni amici, perché, esattamente come non si può voler del male a chi, in Bce, preferisce che la Bce sopravviva, anche se questo distrugge l'Europa, a maggior ragione non si può volerne a un giurista di non aver presenti alcuni limiti intrinseci delle riforme strutturali, e questo soprattutto se frequenta economisti pre-keynesiani, quelli che voi, in modo irriverente, chiamate "bocconiani".
Certo, il giurista, a casa sua, non vive in un mondo pre-keynesiano! Se sta male, anziché farsi fare un salasso (quello che i suoi amici consigliano a noi) prende un antibiotico, e le notizie non le ascolta da una radio a valvole termoioniche, ma magari guardando la televisione. Post-keynesiano per sé, il giurista però diventa pre-keynesiano per gli altri, traducendo in leggi i precetti di un'economia logicamente fallace perché vetusta. Alla base delle riforme strutturali, e del loro fallimento, c'è infatti l'idea un po' bislacca che il cosiddetto mercato del lavoro funzioni come il mercato di Val Melaina, dove io spunto sempre prezzi bassi perché ci passo tornando dalla scuola der Palla, a tarda ora, quando l'eccesso di offerta sul bancone fa scendere i prezzi di qualsiasi bene.
Ma il lavoro non è un bene qualsiasi: il lavoro sono uomini, e questo chiunque dovrebbe percepirlo: indebolire le tutele del lavoro significa indebolire le tutele dell'umanità. Ma di questo uno potrebbe anche battersene. Resterebbe però un altro problema, un problema che negli altri mercati, caso strano, non si presenta. Sì: se a fine giornata la zucchina, o lo sgombro, o il moscato di Terracina, restano sul banco, il venditore può abbassarne il prezzo, per invogliare gli acquirenti. A parità di reddito degli acquirenti, la decisione del fruttarolo di deflazionare aumenta il potere di acquisto degli acquirenti stessi, e magari la frutta non finisce al cassonetto.
Ora, inutile girarci intorno: lo scopo del gioco delle riforme strutturali (tutte) è quello di rendere i salari flessibili al ribasso. Una ottima descrizione la trovate qui. Nel contesto dell'Eurozona sappiamo bene che questa è una scelta obbligata: abbiamo costruito un mondo nel quale viene impedito ai cambi di flettersi perché si flettano i salari. L'euro è lotta di classe, fatta, con efficacia, dal capitale contro il lavoro. Ma anche nel resto del mondo l'idea che i salari sopportino il peso dell'aggiustamento macroeconomico, che se c'è disoccupazione non sia lo Stato a dover investire di più, ma i lavoratori a chiedere di meno, ha ampio corso, come immaginate, visto che i ricchi e potenti, i capitalisti, pagano giornali e università (avendo i soldi per farlo).
Il fatto è che con la flessibilità dei salari verso il basso il problema non si risolve, ma anzi si aggrava. E a capirlo non ci vuole molto.
Con curve di domanda negativamente inclinate, la diminuzione del prezzo causa un aumento della quantità richiesta. Anche l'imprenditore, se scende il prezzo del lavoro, cioè il salario, aumenterà la quantità di occupati richiesti, e questi quindi non saranno più in eccesso di offerta (cioè disoccupati). Così ragionano i pre-keynesiani. Ma questo ragionamento è stupido: si basa su una premessa assurda, che essi rivendicano come suggello di scientificità, con una ingenuità (o una impudenza) che lasciano veramente senza parole! La premessa (assurda) è che valga per la collettività quello che vale per il singolo individuo. Loro, questa premesse demente, la chiamano "microfondazione". Noi la chiamiamo fallacia di composizione. Va la spieago con un paio di slides che ho mostrato ai giovini della scuola MADEurope di Maratea, dove sono stato invitato da un ospitalissimo ed efficientissimo Realfonzo.
Vedete, per gli economisti pre-keynesiani il mercato del lavoro replica esattamente la logica con la quale il singolo imprenditore sceglie quanti lavoratori assumere. Il grafico (se aiuta) è questo:
C'è una curva di domanda di lavoro, in rosso, che dipende negativamente dal salario reale (cioè dal rapporto fra salari e prezzi, insomma: dal potere d'acquisto erogato al lavoratore) e positivamente dal prodotto (perché se vuoi produrre di più ti occorrono più lavoratori). Poi c'è una curva di offerta di lavoro, in blu, che ho immaginato, per semplicità, verticale (anche se potremmo pensare a una sua inclinazione positiva, a indicare che più alto è il salario e più aumentano le persone disposte a lavorare: i salari bassi scoraggiano). Con un salario reale al livello (W/P)0 (misurato sull'asse verticale), le imprese assumono solo A lavoratori (misurati in orizzontale). Ma in A domanda (rossa) e offerta (blu) non si incontrano: c'è un gap, e quel gap sono i disoccupati: persone che vorrebbero lavorare a quel salario, ma che l'imprenditore non vuole assumere a quel salario.
Come si risolve il problema per il pre-keynesiani?
Ma è semplice: con le riforme strutturali! Indebolisco il potere contrattuale dei lavoratori introducendo forme di precariato, aumentando il potere di ricatto del datore d lavoro (ad esempio facilitando i licenziamenti), e vedrai che i salari scendono! Insomma, nel mondo pre-keynesiano le riforma strutturali servono a realizzare una cosa simile:
Basta poco, che cce vò? Il salario reale scende dal livello (W/P)0 al livello (W/P)1, ci si sposta da A a E ed ecco che, in E, domanda e offerta di lavoro si incontrano: a quel salario l'imprenditore è disposto a dare lavoro a tutti quelli che lo chiedono, dato il livello di produzione Y che massimizza il suo profitto.
Sì, tutto bello e tutto giusto, ma c'è un problema. Voi direte: "Certo! Il problema è che magari al nuovo livello di salario reale il lavoratore non sopravvive!". No, amici, siete fuori strada. Il problema non è biologico, ma logico (e quindi di ordine superiore).
Il fatto è che il singolo imprenditore, nel fare le sue scelte, può anche ragionare per un dato livello di produzione. In concorrenza perfetta, infatti, lui fronteggia una curva di domanda di beni infinitamente elastica, che poi significa che per definizione tutti i beni messi in vendita al prezzo che il mercato ritiene "giusto" (cioè di equilibrio) saranno venduti. Quindi, in qualche modo, a livello del singolo imprenditore ha senso ragionare come se il salario reale W/P non influenzasse la produzione ottimale Y, perché in effetti a livello del singolo imprenditore è così. Se il fruttarolo abbassa il prezzo del moscato, corre il rischio di guadagnare meno lui, ma la sua decisione non fa guadagnare di meno me, e siccome l'uva la compro io...
Il punto, però, è che i nostri amici pre-keynesiani menano vanto dall'applicare all'intero sistema economico (cioè su scala macroeconomica) quel grafico e quel ragionamento che funziona (se funziona) a livello del singolo imprenditore (cioè su scala microeconomica). Ma a scala macroeconomica, quando cioè consideri la decisione di tutti gli imprenditori di far riformare il mercato del lavoro in modo da distribuire meno potere di acquisto, ecco che le cose cambiano. Quello che va bene se lo fa uno solo (alzarsi in piedi allo stadio per vedere meglio, tagliare i salari ai propri dipendenti), non va più bene se lo fanno tutti: se tutti si alzano, vedono tutti come prima, e se tutti tagliano?
Se tutti tagliano succede questo:
Dato che se tutti tagliano, dall'altra parte tutti hanno meno soldi per comprare, le aspettative di domanda (cioè l'idea che il produttore si fa di quanti beni potrà vendere) calano, e quindi cala la domanda di lavoro (cioè il produttore assume di meno perché sa che venderà di meno). Insomma, non ci si sposta dal punto A, fuori dall'equilibrio, al punto E, dove le due curve si incontrano, ma al punto B, che è anche lui fuori dall'equilibrio, perché è su una nuova curva di (minor) domanda di lavoro da parte del sistema imprenditoriale. Chiaro, no?
Ed ecco anche spiegato perché le riforme, soprattutto se strutturali, non sono mai abbastanza! Di fatto, la deflazione logora chi la fa: soprattutto se ha successo, la flessibilità dei salari verso il basso allontana, anziché avvicinarlo, l'obiettivo di ridurre la disoccupazione. Tutto quello che si riesce a ottenere per questa via è una crisi di domanda (effettiva), ovvero una situazione in cui circolano talmente pochi soldi che il desiderio di acquistare beni non si traduce effettivamente in domanda per mancanza, appunto, di liquidi! Certo, sappiamo che a questo si può ovviare indebitandosi. Ma ora che le banche saltano una dietro l'altra, sappiamo anche dove questa storia porti: a una crisi finanziaria.
Questo, per voi, non è niente di nuovo, o almeno spero. Ve lo racconto oggi solo per ricordarvi che avete ancora 24 ore per votare questo sito come miglior sito politico-d'opinione ai MIA17, cosa che potete fare seguendo le istruzioni su questa pagina (per favore non fate come il simpatico Nardelli, che mi ha scritto un paio di email assolutamente deliranti perché temo abbia confuso la pagina per la votazione - dove Goofynomics compare nella categoria 27, e dovete esprimere un voto in almeno 10 categorie - con la scheda per la nomination: strano che certe semplici logiche sfuggano proprio a voi che la televisione la guardate - per lamentarvene, ma la guardate...).
Dovreste farlo, perché non credo che abbiate trovato altrove spiegazioni del perché le riforme strutturali sono destinate a fallire (o meglio: del perché il loro scopo è fallire)! Se volete che altri leggano queste spiegazioni, anche votare ai MIA17 può essere un modo. Voi potrete pensare che sia cosa futile: in effetti, lo è. Ma attenzione, ricordatevi una cosa: le riforme le scrivono i giuristi, e i nostri giuristi sono affetti da quella piddinitas che tante volte abbiamo stigmatizzato. Facciamo finta che siano in buona fede: in questo caso, portare a loro, come a tanti altri, il semplice argomento di questo post forse qualcosa può cambiare. Voglio pensare che chi sembra una brava persona lo sia. Nel mercato delle patate ci si può spostare lungo la curva di domanda, da A a E. In quello del lavoro, la variazione del prezzo (del salario) sposta la curva di domanda (a salari bassi laggente non comprano e gli imprenditori quindi non assumono). La differenza fra pre-keynesiani e post-keynesiani è tutta qui: nel prendere atto di questo semplice dato contabile: i soldi che non circolano non si possono spendere, e alterare la distribuzione del reddito con riforme che danneggino i lavoratori alla fine fa crollare tutta la baracca, anche se a queste riforme viene appioppato il rassicurante epiteto di "strutturali". Si sa, le riforme sono strutturali, esattamente come le olive sono... Come sò ste olive?
E così le riforme: noi cominceremmo a essere un po' riluttanti, ma i tanto Mario Brega dei media e della politica insistono: sò strutturali!
E ce le spingono nel gozzo...
Mi faceva un po' tenerezza il giurista che diceva: "Ma sai, noi scontiamo una certa subalternità culturale, magari abbiamo fatto il classico perché non ci piaceva la matematica, poi arriva l'economista con le sue regressioni e ci dice che il mondo funziona così...". Ecco, Keynes non aveva bisogno di regressioni (pur essendo economista quantitativo) per spiegare come va il mondo, e così non ne ho avuto bisogno io. Aggiungo anche che quello che vi ho detto qui, cioè che le riforme strutturali non funzionano perché deflazionistiche, ormai se lo dicono anche i pre-keynesiani, con il loro linguaggio (non comprensibile ai giuristi, in questo caso) e con argomenti diversi (non tutti stupidi). Ma perché una persona dovrebbe dar retta a chi gli parla un linguaggio che non capisce, anziché a chi gli parla un linguaggio comprensibile? Alla fine, l'archetipo della professione giuridica è l'Azzeccagarbugli: ci vuole così tanto a intuire quando chi si ha di fronte usa le formule come il latinorum?
Insisto sul fatto che chi ha una formazione classica, se ce l'ha, dovrebbe diffidare instintivamente dai tentativi di proporre una scienza umana come scienza naturale. Se non diffida, avrebbe fatto meglio a far ragioneria: questa, almeno, gli sarebbe servita a capire che i soldi che non circolano non possono essere spesi, cioè a maneggiare con scioltezza la parte tecnica della fallacia pre-keynesiana. Ma è la parte etica ed epistemologica quella più grave in termini politici, e più apparente a chi abbia avuto un contatto non fugace con le humane lettere.
Il che ci ricorda che non amare la matematica è forse una condizione sufficiente per scegliere il classico, ma non per capire quanto ivi si insegna, e che se la scienza giuridica richiede ragionamento (cosa della qual i giuristi si gloriano, a ragione), non è per questo che la scienza economica possa o debba essere considerata come un sudoku per diversamente letterati privi di capacità logiche.
C'è un grande lavoro di mediazione culturale da fare (visto che la buona fede si presume). Ci stiamo attrezzando per farlo meglio. Intanto, votate Goofynomics ai MIA17. Poi, vi parlerò dei nostri prossimi appuntamenti...
sabato 26 marzo 2016
Stendhal vs. Renzi: democrazia, privatizzazioni e corruzione
(...i grandi classici...)
(...per quello che vuole portarmi sul delta: oggi ho fatto la lunga, ma sono sceso a 6,6, dai 6,8 dell'altra volta. Lì come va? Tutto bene? Tieniti leggero a Pasqua...)
"Je m'ennuierais en Amérique, au milieu d'hommes parfaitement justes et raisonnables, si l'on veut, mais grossier, mais ne songeant qu'au dollar [...] Faire la cour aux hommes du peuple, comme il est de nécessité en Amérique, est au-dessus de mes forces. Il me faut les moeurs élégantes, fruit du gouvernement corrompu de Louis XV..."
Viva la sincerità! Stendhal era un progressista, come forse saprete, quindi fottutamente aristocratico, come capita spesso agli amici dell'umanità (amici sì, purché stia a casa sua...), ma almeno si rendeva conto delle sue contraddizioni e non si nascondeva dietro a un dito. Cosa della quale oggi ci sarebbe tanto bisogno.
Mi tornavano in mente ieri queste parole, e anche delle altre, che ora non riesco a trovare (ma voi che sapete tutto sono sicuro che mi aiuterete): quando dice che in fondo fra monarchia e democrazia la seconda offre una certezza: quella di essere comunque il governo dei bottegai. La monarchia, viceversa, soggiace al caso: un re può nascere bischero (da noi in effetti è andata sempre così), oppure no, nel qual caso, magari, le cose vanno meglio con una monarchia costituzionale (la carta del 1830) che con una democrazia ammeregana (la Merika essendo allora il termine di paragone, la democrazia realizzata di inizio XIX secolo...).
Ci pensavo un po' perché, come sapete, a Giovinia c'è del fermento: i giovini vogliono darsi un governo, e io li incoraggiavo a scegliere un regime democratico. Ma, come avrete visto, loro sono piuttosto intenzionati ad estrarre a sorte i propri governanti. Una proposta, faceva notare Silvia, non molto originale, ma comunque con fondamenti nelle scienze politiche (ad esempio ne parlano Del Savio e Mameli in un articolo contro il Parlamento Europeo che vi ho indicato tempo addietro, e che sviluppa il loro concetto di democrazia antirappresentativa come antidoto alla cattura dei politici da parte delle oligarchie), e anche nella letteratura: in fondo, Stendhal preferisce la monarchia (costituzionale) proprio perché gli consente di affidarsi al caso, alla lotteria della genetica.
Ci pensavo anche perché a Parigi, in trasmissione (una trasmissione che dovrebbe andare in onda ai primi di aprile, mi hanno detto), parlavo a Jacques Sapir della crisi bancaria italiana, e facevo questa riflessione che qui molti di voi hanno fatto prima e meglio di me: abbiamo privatizzato il sistema bancario a metà anni '90 per moralizzarlo sottraendolo alla politica, e invece, alla fine, gli intrecci con la politica sono diventati ancora più perversi (non dico incestuosi altrimenti mi querelano: mi riferirei eventualmente al fatto che la politica è figlia dell'economia...). Partendo da questa riflessione, gli spiegavo il paradosso di avere un capo del governo che comincia a difendere gli interessi del paese nel momento in cui una crisi finanziaria privata, nella quale è coinvolto per relazioni in qualche modo legate al suo percorso politico, lo tocca personalmente, costringendolo ad alzare i toni per consolidare il consenso interno (parlare a Merkel perché piddino intenda).
Si conferma così che l'antinomia "pubblico-corrotto"/"privato-incorrotto" non funziona proprio, e l'abbiamo visto (esempio preclaro, in altre settore e altre paese: il caso VW). Un pezzo del problema è che con le "privatizzazioni" la politica cacciata dalla porta rientra dalla finestra, diventando più evanescente, più sottratta ai normali meccanismi di controllo giurisdizionale preventivo e politico successivo (qualcuno ha capito cosa sono le fondazioni bancarie?). Poi direi che anche qui si applica la lotteria di Stendhal: se la genetica aiuta, può anche darsi che un politico, per altruismo, per narcisismo, devii ogni tanto dal porco comodo suo e faccia magari per sbaglio l'interesse collettivo. Ma un privato ci offre sempre e solo un'unica certezza: quella che, se gli si lasciano le briglie sul collo, si farà sempre e comunque prima i fatti suoi, con qualsiasi mezzo e a qualsiasi costo - purché sostenuto dagli altri!
E, se ci pensate, questo spiega tanti problemi "sistemici". In termini aulici lo chiamiamo fallimento del mercato...
(...e si conferma anche la legge di Bagnai: nei grandi classici è meglio entrare dalla porta di servizio. Spesso gli autori sono più veri dove sono più umani, cioè meno grandi...)
(...per quello che vuole portarmi sul delta: oggi ho fatto la lunga, ma sono sceso a 6,6, dai 6,8 dell'altra volta. Lì come va? Tutto bene? Tieniti leggero a Pasqua...)
"Je m'ennuierais en Amérique, au milieu d'hommes parfaitement justes et raisonnables, si l'on veut, mais grossier, mais ne songeant qu'au dollar [...] Faire la cour aux hommes du peuple, comme il est de nécessité en Amérique, est au-dessus de mes forces. Il me faut les moeurs élégantes, fruit du gouvernement corrompu de Louis XV..."
Viva la sincerità! Stendhal era un progressista, come forse saprete, quindi fottutamente aristocratico, come capita spesso agli amici dell'umanità (amici sì, purché stia a casa sua...), ma almeno si rendeva conto delle sue contraddizioni e non si nascondeva dietro a un dito. Cosa della quale oggi ci sarebbe tanto bisogno.
Mi tornavano in mente ieri queste parole, e anche delle altre, che ora non riesco a trovare (ma voi che sapete tutto sono sicuro che mi aiuterete): quando dice che in fondo fra monarchia e democrazia la seconda offre una certezza: quella di essere comunque il governo dei bottegai. La monarchia, viceversa, soggiace al caso: un re può nascere bischero (da noi in effetti è andata sempre così), oppure no, nel qual caso, magari, le cose vanno meglio con una monarchia costituzionale (la carta del 1830) che con una democrazia ammeregana (la Merika essendo allora il termine di paragone, la democrazia realizzata di inizio XIX secolo...).
Ci pensavo un po' perché, come sapete, a Giovinia c'è del fermento: i giovini vogliono darsi un governo, e io li incoraggiavo a scegliere un regime democratico. Ma, come avrete visto, loro sono piuttosto intenzionati ad estrarre a sorte i propri governanti. Una proposta, faceva notare Silvia, non molto originale, ma comunque con fondamenti nelle scienze politiche (ad esempio ne parlano Del Savio e Mameli in un articolo contro il Parlamento Europeo che vi ho indicato tempo addietro, e che sviluppa il loro concetto di democrazia antirappresentativa come antidoto alla cattura dei politici da parte delle oligarchie), e anche nella letteratura: in fondo, Stendhal preferisce la monarchia (costituzionale) proprio perché gli consente di affidarsi al caso, alla lotteria della genetica.
Ci pensavo anche perché a Parigi, in trasmissione (una trasmissione che dovrebbe andare in onda ai primi di aprile, mi hanno detto), parlavo a Jacques Sapir della crisi bancaria italiana, e facevo questa riflessione che qui molti di voi hanno fatto prima e meglio di me: abbiamo privatizzato il sistema bancario a metà anni '90 per moralizzarlo sottraendolo alla politica, e invece, alla fine, gli intrecci con la politica sono diventati ancora più perversi (non dico incestuosi altrimenti mi querelano: mi riferirei eventualmente al fatto che la politica è figlia dell'economia...). Partendo da questa riflessione, gli spiegavo il paradosso di avere un capo del governo che comincia a difendere gli interessi del paese nel momento in cui una crisi finanziaria privata, nella quale è coinvolto per relazioni in qualche modo legate al suo percorso politico, lo tocca personalmente, costringendolo ad alzare i toni per consolidare il consenso interno (parlare a Merkel perché piddino intenda).
Si conferma così che l'antinomia "pubblico-corrotto"/"privato-incorrotto" non funziona proprio, e l'abbiamo visto (esempio preclaro, in altre settore e altre paese: il caso VW). Un pezzo del problema è che con le "privatizzazioni" la politica cacciata dalla porta rientra dalla finestra, diventando più evanescente, più sottratta ai normali meccanismi di controllo giurisdizionale preventivo e politico successivo (qualcuno ha capito cosa sono le fondazioni bancarie?). Poi direi che anche qui si applica la lotteria di Stendhal: se la genetica aiuta, può anche darsi che un politico, per altruismo, per narcisismo, devii ogni tanto dal porco comodo suo e faccia magari per sbaglio l'interesse collettivo. Ma un privato ci offre sempre e solo un'unica certezza: quella che, se gli si lasciano le briglie sul collo, si farà sempre e comunque prima i fatti suoi, con qualsiasi mezzo e a qualsiasi costo - purché sostenuto dagli altri!
E, se ci pensate, questo spiega tanti problemi "sistemici". In termini aulici lo chiamiamo fallimento del mercato...
(...e si conferma anche la legge di Bagnai: nei grandi classici è meglio entrare dalla porta di servizio. Spesso gli autori sono più veri dove sono più umani, cioè meno grandi...)
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