Villeroy prit son temps de l'issue de l'affaire des bâtards et de cette prétendue noblesse, dont on avait su faire peur au régent, pour lui représenter la triste situation de Tallard et profiter du malaise qui troublait encore ce prince. Le moment fut favorable; il crut s'acquérir Villeroy et les Rohan en traitant bien Tallard. Il imagina que, tenant tous aux bâtards, et par conséquent à cette prétendue noblesse, le bon traitement fait à Tallard plairait au public et lui ramènerait bien des gens. Les affaires, importantes avaient déjà pris le chemin unique de son cabinet, et n'étaient presque plus portées au conseil de régence que toutes délibérées, et seulement pour la forme. Ainsi, le régent crut paraître faire beaucoup et donner peu en effet, en y faisant entrer Tallard, qui de honte, de dépit et d'embarras, ne se présentait que des moments fort rares au Palais-Royal. La parole fut donc donnée au maréchal de Villeroy, avec permission de le dire à Tallard sous le secret, qui, dès le lendemain, se présenta devant M. le duc d'Orléans. Il avait voulu se réserver de lui déclarer et de fixer le jour de son entrée au conseil de régence. Un peu après qu'il fut là en présence, parmi les courtisans, le régent lui dit qu'il le mettait dans le conseil de régence, et d'y venir prendre place le surlendemain.
Dès que je le sus, je sentis la difficulté qui se devait présenter sur la préséance entre lui et le maréchal d'Estrées qui y venait rapporter les affaires de marine, et qui d'ailleurs y entrait avec les autres chefs et présidents des conseils quand on les y appelait pour des affaires importantes. J'aimais bien mieux Estrées que Tallard, et pour l'estime nulle sorte de comparaison à en faire en rien. Le public même n'en faisait aucune, et tout était de ce côté-là à l'avantage du maréchal d'Estrées, mais j'aimais mieux que lui l'ordre et la règle, et sans intérêt (car je n'y en pouvais avoir aucun entre eux), l'intégrité des dignités de l'État. Tous deux étaient maréchaux de France, et dans cet office de la couronne Estrées était l'ancien de beaucoup; mais il n'était point duc et Tallard l'était vérifié au parlement; il est vrai qu'Estrées était grand d'Espagne, beaucoup plus anciennement que Tallard n'était duc, et que, comme aux cérémonies de la cour les grands d'Espagne, comme je l'ai expliqué ailleurs, coupaient les ducs, suivant l'ancienneté des uns à l'égard des autres, Estrées précédait Tallard aux cérémonies de l'ordre et en toutes celles de la cour. Mais, dès la première fois que le conseil de régence s'était assemblé, il avait été réglé, comme je l'ai rapporté en son lieu, que le maréchal de Villars précéderait le maréchal d'Harcourt, celui-ci duc vérifié beaucoup plus ancien que l'autre, mais Villars plus ancien pair qu'Harcourt, parce que les séances du conseil de régence se devaient régler sur celles qui s'observent au parlement, et aux états généraux et aux autres cérémonies d'État où la pairie l'emporte. Il en résultait qu'entre deux hommes qui n'étaient pas pairs, mais dont l'office de la couronne qu'ils avaient tous deux se trouvait effacé par une autre dignité, c'était cette dignité qui devait régler leur rang. Ils en avaient chacun une égale, mais différente: l'une était étrangère, l'autre de l'État. Cette dignité étrangère roulait à la vérité par ancienneté avec la première de l'État dans les cérémonies de la cour; mais comme telle, elle ne pouvait être admise dans une séance qui se réglait pour le rang par la pairie, parce qu'il s'y agissait de matières d'État où elle ne pouvait avoir aucune part; au lieu que la dignité de duc vérifié en étant une réelle et effective de l'État, avait, comme telle, plein caractère pour être admise aux affaires de l'État, et ne l'y pouvait être que dans le rang qui lui appartenait, d'où il résultait qu'encore que le maréchal d'Estrées eût dans les cérémonies de la cour la préséance sur le maréchal de Tallard, celui-ci la devait avoir sur l'autre dans les cérémonies de l'État, et singulièrement au conseil de régence établi pour suppléer en tout à l'âge du roi pour le gouvernement de l'État.
Je ne pus avertir Tallard qu'aux Tuileries, un peu avant le conseil. Sa joie extrême allait jusqu'à l'indécence, et ne lui en avait pas laissé la réflexion; il en dit un mot au maréchal d'Estrées qui devait rapporter ses affaires de marine, et tous deux en parlèrent à M. le duc d'Orléans, quand il arriva un moment après, qui leur dit que le conseil les jugerait sur-le-champ. On se mit en place; les deux maréchaux se tinrent debout derrière la place où j'étais. Estrées parla le premier; Tallard, étourdi du bateau, s'embarrassa. Je sentis qu'il se tirerait mal d'affaire, je l'interrompis, et dis à M. le duc d'Orléans que, s'il avait agréable de prier MM. les deux maréchaux de sortir pour un moment, je m'offrais d'expliquer la question en deux mots, et qu'on y opinerait plus librement en leur absence qu'en leur présence. Au lieu de me répondre, il s'adressa aux deux maréchaux, et leur dit qu'en effet il serait mieux qu'ils voulussent bien sortir, et qu'il les ferait rappeler sitôt que le jugement serait décidé. Ils firent la révérence sans rien dire, et sortirent.
J'expliquai aussitôt après la question en la manière que je viens de la rapporter, quoique avec un peu plus d'étendue, mais de fort peu. Je conclus en faveur de Tallard, et tous les avis furent conformes au mien. La Vrillière écrivit sur-le-champ la décision sur le registre du conseil; puis alla, par ordre du régent, appeler les deux maréchaux, à qui La Vrillière ne dit rien de leur jugement. Ils se tinrent debout au même lieu où ils s'étaient mis d'abord; nous nous rassîmes en même temps que M. le duc d'Orléans, qui à l'instant prononça l'arrêt que le maréchal d'Estrées prit de fort bonne grâce et très honnêtement, et Tallard fort modestement. Le régent leur dit de prendre place, se leva, et nous tous, et nous rassîmes aussitôt. Tallard, par son rang, échut vis-à-vis de moi, quelques places au-dessous.
L'excès de la joie, le sérieux du spectacle, l'inquiétude d'une dispute imprévue, firent sur lui une étrange impression. Vers le milieu du conseil, je le vis pâlir, rougir, frétiller doucement sur son siège, ses yeux qui s'égaraient, un homme en un mot fort embarrassé de sa personne. Quoique sans aucun commerce avec lui que celui qu'on a avec tout le monde, la pitié m'en prit; je dis à M. le duc d'Orléans que je croyais que M. de Tallard se trouvait mal. Aussitôt il lui dit de sortir, et de revenir quand il voudrait. Il ne se fit pas prier, et s'en alla très vite. Il rentra un quart d'heure après. En sortant du conseil, il me dit que je lui avais sauvé la vie; qu'il avait indiscrètement pris de la rhubarbe le matin, qu'il venait de mettre comble la chaise percée du maréchal de Villeroy, qu'il ne savait ce qu'il serait devenu sans moi, ni ce qui lui serait arrivé, parce qu'il n'aurait jamais osé demander la permission de sortir. Je ris de bon coeur de son aventure, mais je ne pris pas le change de sa rhubarbe; il était trop transporté de joie pour avoir oublié le conseil, et trop avisé pour avoir pris ce jour-là de quoi se purger.
(...è un'arte complicata, ma riserva delle soddisfazioni, come dire... prorompenti!...)
(...a Versailles mi sarei divertito molto, ma forse sarei stato meno utile...)
(...uno solo di voi sa perché oggi vi infliggo questo: è passato a trovarmi oggi. E voi, quando passate?...)
(...notazione sconsolata: tre secoli fa riuscivano, con una certa scioltezza, a risolvere casi molto più complessi di quelli sui quali oggi si inciampa con incredibile leggerezza. La fiducia dei mercati è importante, ma anche quella degli uomini non la trascurerei, e la mia, in particolare, si basa su un principio vecchio come il mondo, che i romani esprimono così: "come me sòni, te canto!" Io non scelgo mai la musica, e, soprattutto, non la impongo. Questo però non vuol dire che non abbia un orecchio delicato...)
L’economia esiste perché esiste lo scambio, ogni scambio presuppone l’esistenza di due parti, con interessi contrapposti: l’acquirente vuole spendere di meno, il venditore vuole guadagnare di più. Molte analisi dimenticano questo dato essenziale. Per contribuire a una lettura più equilibrata della realtà abbiamo aperto questo blog, ispirato al noto pensiero di Pippo: “è strano come una discesa vista dal basso somigli a una salita”. Una verità semplice, ma dalle applicazioni non banali...
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giovedì 12 luglio 2018
mercoledì 30 maggio 2018
Les journalistes font toutes sortes de supposition...
À dater de ce moment et jusqu’à la fin de la campagne, Koutouzow
employa tous les moyens en son pouvoir pour empêcher, soit par autorité,
soit par ruse, soit même par les prières, ses troupes de prendre
l’offensive et de s’épuiser en rencontres stériles avec un ennemi dont
la perte était désormais assurée. En vain Dokhtourow marche sur
Malo-Yaroslavetz, Koutouzow retarde autant que possible sa retraite,
ordonne l’évacuation complète de la ville de Kalouga et se replie de
partout, tandis que l’ennemi fuit en sens inverse.
Les historiens de Napoléon, en nous décrivant ses habiles manœuvres à Taroutino et à Malo-Yaroslavetz, font toutes sortes de suppositions sur ce qui serait arrivé s’il avait pénétré dans les riches gouvernements du Midi. Ils oublient que non seulement rien n’a empêché Napoléon de se diriger de ce côté, mais que, par cette manœuvre, il n’aurait pas davantage sauvé son armée, qui portait en elle les éléments infaillibles de sa perte. Ces germes latents de dissolution ne lui eussent plus permis de réparer ses forces dans le gouvernement de Kalouga, dont la population était animée des mêmes sentiments que celle de Moscou, que dans cette dernière ville, où il n’avait pu se maintenir, malgré l’abondance des vivres, que ses soldats foulaient aux pieds. Les hommes de cette armée débandée s’enfuyaient avec leurs chefs, tous poussés par le seul désir de sortir au plus vite de cette situation sans issue, dont ils se rendaient confusément compte.
Aussi, au conseil tenu pour la forme par Napoléon à Malo-Yaroslavetz, le général Mouton, en conseillant de partir en toute hâte, ne trouva-t-il pas un seul contradicteur, et personne, pas même Napoléon, ne chercha à combattre cette opinion. Cependant, s’ils comprenaient tous l’impérieuse nécessité de battre au plus tôt en retraite pour vaincre un certain sentiment de respect humain, il fallait encore qu’une certaine pression extérieure rendît ce mouvement absolument indiscutable. Cette pression ne se fit pas longtemps attendre. Le lendemain même de la réunion, Napoléon étant allé de grand matin, avec plusieurs maréchaux et son escorte habituelle, inspecter ses troupes, fut entouré par des cosaques en maraude, et ne fut sauvé que grâce à ce même amour du butin qui avait déjà perdu les Français à Moscou. Les cosaques, entraînés par le besoin du pillage comme à Taroutino, ne firent aucune attention à Napoléon, qui eut le temps de leur échapper. Lorsque la nouvelle se répandit que « les enfants du Don » auraient pu faire prisonnier l’Empereur au milieu de son armée, il devint évident qu’il ne restait plus qu’à reprendre la route la plus voisine et la plus connue. Napoléon, qui avait perdu de sa hardiesse et de sa vigueur, comprit la portée de cet incident, se rangea à l’avis de Mouton et ordonna la retraite. Son acquiescement et la marche de ses troupes en arrière ne prouvent en aucune façon qu’il ait ordonné de lui-même ce mouvement : il subissait l’influence des forces occultes qui agissaient dans ce sens sur toute l’armée.
(...morale della favola: bisogna fare attenzione, chi non fa non sbaglia, e chi legge i giornalisti sbaglia. E se questo non lo sapete voi... non so proprio chi dovrebbe saperlo qui in Italia!...)
(...ah, io ho meno energia di Kutuzov: di non spossarvi in scaramucce sterili posso dirvelo una volta sola: questa. Poi fate come vi pare, ma tenetemene fuori...)
(...altra cosa interessante: il post precedente ha avuto antamila visualizzazioni, nonostante - o grazie a - l'argomento sgradevole, ma nessun commento. Non che ce ne fossero molti da fare. Il cristiano, nonché democratico, amico, che nel frattempo ha ritrattato in varie sedi - votare serve! - si commentava da sé. Era autocommentante come l'armata napoleonica autosconfiggente, in qualche modo. Tuttavia che nessuno di voi abbia avuto il desiderio di portargli un fiore mi sembra un po' strano. Ho ricevuto notizie di "malfunzionamenti" di Blogger. Ne sapete niente?...)
(...un abbraccio a chi per lavoro deve fingere di aver capito...)
Les historiens de Napoléon, en nous décrivant ses habiles manœuvres à Taroutino et à Malo-Yaroslavetz, font toutes sortes de suppositions sur ce qui serait arrivé s’il avait pénétré dans les riches gouvernements du Midi. Ils oublient que non seulement rien n’a empêché Napoléon de se diriger de ce côté, mais que, par cette manœuvre, il n’aurait pas davantage sauvé son armée, qui portait en elle les éléments infaillibles de sa perte. Ces germes latents de dissolution ne lui eussent plus permis de réparer ses forces dans le gouvernement de Kalouga, dont la population était animée des mêmes sentiments que celle de Moscou, que dans cette dernière ville, où il n’avait pu se maintenir, malgré l’abondance des vivres, que ses soldats foulaient aux pieds. Les hommes de cette armée débandée s’enfuyaient avec leurs chefs, tous poussés par le seul désir de sortir au plus vite de cette situation sans issue, dont ils se rendaient confusément compte.
Aussi, au conseil tenu pour la forme par Napoléon à Malo-Yaroslavetz, le général Mouton, en conseillant de partir en toute hâte, ne trouva-t-il pas un seul contradicteur, et personne, pas même Napoléon, ne chercha à combattre cette opinion. Cependant, s’ils comprenaient tous l’impérieuse nécessité de battre au plus tôt en retraite pour vaincre un certain sentiment de respect humain, il fallait encore qu’une certaine pression extérieure rendît ce mouvement absolument indiscutable. Cette pression ne se fit pas longtemps attendre. Le lendemain même de la réunion, Napoléon étant allé de grand matin, avec plusieurs maréchaux et son escorte habituelle, inspecter ses troupes, fut entouré par des cosaques en maraude, et ne fut sauvé que grâce à ce même amour du butin qui avait déjà perdu les Français à Moscou. Les cosaques, entraînés par le besoin du pillage comme à Taroutino, ne firent aucune attention à Napoléon, qui eut le temps de leur échapper. Lorsque la nouvelle se répandit que « les enfants du Don » auraient pu faire prisonnier l’Empereur au milieu de son armée, il devint évident qu’il ne restait plus qu’à reprendre la route la plus voisine et la plus connue. Napoléon, qui avait perdu de sa hardiesse et de sa vigueur, comprit la portée de cet incident, se rangea à l’avis de Mouton et ordonna la retraite. Son acquiescement et la marche de ses troupes en arrière ne prouvent en aucune façon qu’il ait ordonné de lui-même ce mouvement : il subissait l’influence des forces occultes qui agissaient dans ce sens sur toute l’armée.
(...morale della favola: bisogna fare attenzione, chi non fa non sbaglia, e chi legge i giornalisti sbaglia. E se questo non lo sapete voi... non so proprio chi dovrebbe saperlo qui in Italia!...)
(...ah, io ho meno energia di Kutuzov: di non spossarvi in scaramucce sterili posso dirvelo una volta sola: questa. Poi fate come vi pare, ma tenetemene fuori...)
(...altra cosa interessante: il post precedente ha avuto antamila visualizzazioni, nonostante - o grazie a - l'argomento sgradevole, ma nessun commento. Non che ce ne fossero molti da fare. Il cristiano, nonché democratico, amico, che nel frattempo ha ritrattato in varie sedi - votare serve! - si commentava da sé. Era autocommentante come l'armata napoleonica autosconfiggente, in qualche modo. Tuttavia che nessuno di voi abbia avuto il desiderio di portargli un fiore mi sembra un po' strano. Ho ricevuto notizie di "malfunzionamenti" di Blogger. Ne sapete niente?...)
(...un abbraccio a chi per lavoro deve fingere di aver capito...)
lunedì 29 agosto 2016
Terremoto: la morale della favola
& Pangloss disait quelque fois à Candide : « Tous les événemens sont enchainés dans le meilleurs des mondes possibles : car enfin, si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château, à grand coups de pieds dans le derrière, pour l’amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, nous n’aurions pas reçu de médicaments homéopathiques. – Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut assurer notre maison ».
(...quoi de mieux, per commentare un terremoto, di un testo che fu scritto a seguito di un altro terremoto, così impressionante, all'epoca, da promuovere una riflessione sul concetto di divinità e sul suo rapporto col cosmo? Peraltro, anche in questo campo "Italians do it better": ma nel 1908 c'era già stato il positivismo, e quindi, come dire, l'impressione fu minore - ma non le vittime. Quindi, tutto va finanziariamente per il meglio nel migliore dei mondi possibili per la finanza. E le accorte parole del capo della nostra Protezione Civile - per ora organo pubblico, domani chissà? - credo vi facciano capire cosa voleva dire un certo saccente dall'ego ipertrofico, che fra l'altro porta anche sfiga perché tutto quello che dice succede, e siccome è sempre il contrario di quello che dicono i moderni Pangloss è evidente che il saccente è anche menagramo:
...e come denaro fresco va benissimo anche quello dei terremotandi!
Ma ora vi lascio: accompagno er Palla a rimettere il suo debito in francese. Così s'osserva in me lo contrappasso. A proposito: il saccente dall'ego ipertrofico sono io, e queste cose le ho scritte cinque anni fa e le trovate qui, dove, se lo meriterete, troverete anche molto altro. Multi sunt autem vocati, pauci vero electi: come dice Woody Allen, a qualcuno dovrò pur ispirarmi...)
(...quoi de mieux, per commentare un terremoto, di un testo che fu scritto a seguito di un altro terremoto, così impressionante, all'epoca, da promuovere una riflessione sul concetto di divinità e sul suo rapporto col cosmo? Peraltro, anche in questo campo "Italians do it better": ma nel 1908 c'era già stato il positivismo, e quindi, come dire, l'impressione fu minore - ma non le vittime. Quindi, tutto va finanziariamente per il meglio nel migliore dei mondi possibili per la finanza. E le accorte parole del capo della nostra Protezione Civile - per ora organo pubblico, domani chissà? - credo vi facciano capire cosa voleva dire un certo saccente dall'ego ipertrofico, che fra l'altro porta anche sfiga perché tutto quello che dice succede, e siccome è sempre il contrario di quello che dicono i moderni Pangloss è evidente che il saccente è anche menagramo:
...e come denaro fresco va benissimo anche quello dei terremotandi!
Ma ora vi lascio: accompagno er Palla a rimettere il suo debito in francese. Così s'osserva in me lo contrappasso. A proposito: il saccente dall'ego ipertrofico sono io, e queste cose le ho scritte cinque anni fa e le trovate qui, dove, se lo meriterete, troverete anche molto altro. Multi sunt autem vocati, pauci vero electi: come dice Woody Allen, a qualcuno dovrò pur ispirarmi...)
lunedì 13 giugno 2016
Destra e sinistra
A destra nessuno ha rifiutato il confronto, o mi ha censurato, perché avevo parlato con persone "di sinistra", forse perché a loro sembrava normale che lo avessi fatto, sapendo che sono di sinistra. A sinistra molti hanno rifiutato il confronto, o mi hanno censurato, perché avevo parlato (o semplicemente supponevano che fossi disposto a parlare) con persone "di destra".
A destra qualcuno ha letto i miei libri. A sinistra nessuno ha letto i miei libri.
Né a destra né a sinistra li hanno capiti.
Ma questa, evidentemente, è colpa mia.
In ogni caso, questi sono i fatti, e a voi sono noti (accetto rettifiche ed esempi del contrario). La differenza antropologica fra destra e sinistra in Italia è tutta in questi fatti. Evidentemente per chi è "di sinistra" accettare il confronto sugli argomenti, anziché sulle appartenenze, significa essere di destra, e possiamo intuirne le ragioni. Parafrasando un altro toscano amante ricambiato del periodare simmetrico: "Il y a toujours eu du je ne sais quoi en toute la gauche italienne. Elle a voulu se mêler d’économie, dès son enfance, et dans un temps où elle ne protégeait pas les petits intérêts, qui n’ont jamais été son faible ; et où elle n’avait pas été achetée par les grands, qui, d’un autre sens, n’ont pas été son fort".
Poi ci sono le opinioni, delle quali, semicitando l'ispettore Callaghan, vi evidenzio che esse sono come le palle: ognuno ha le sue. L'ispettore Bagnai aggiunge che molti non le hanno proprio, e nel caso delle opinioni si limitano a usare quelle altrui (con le palle risulta più difficile).
Questa non è una novità. L'ispettore Flaiano l'aveva ben detto: "i giovani hanno quasi tutti il coraggio delle opinioni altrui" (e infatti sono prevalentemente euristi).
Se qualche fesso qua sotto intendesse uscirsene con la stantia chiacchiera da bar ortottero "destra e sinistra non esistono più" sappia che verrà stroncato. Destra e sinistra esisteranno sempre, non solo nella loro dimensione antropologica (descritta nel caso italiano da quanto precede), ma anche e soprattutto nella loro dimensione strutturale, economica (che non coincide con quella antropologica, nel senso che persone antropologicamente "di sinistra" possono facilmente essere, e anzi generalmente sono, strutturalmente di destra, come moltissimi hanno notato prima e meglio di me). La dimensione economica è molto semplice da definire: è di destra (Pasolini avrebbe detto: è fascista) chiunque crede che il mercato si autoregoli, e quindi in re ipsa delegittima lo stato democratico nel suo ruolo di mediatore del conflitto sociale. Quindi, ad esempio, è di destra chiunque difenda i Trattati europei e l'ideologia ad essi sottostante (nonostante sia associata al polveroso santino del liberista Spinelli). Il liberismo è intrinsecamente autoritario e illiberale, perché, come dice il Pedante, per imporre lo stato minimo ci vuole lo stato onnipotente.
Non a caso, per dire che il liberismo ha fallito, il Fmi comincia con l'elencare i suoi pretesi successi partendo dal Cile di Pinochet (sono i dettagli che fanno la delizia dell'intenditore).
Keynes era un liberale, anche se i gianninizzeri non lo capiscono.
Ma questa, evidentemente, è colpa loro.
A destra qualcuno ha letto i miei libri. A sinistra nessuno ha letto i miei libri.
Né a destra né a sinistra li hanno capiti.
Ma questa, evidentemente, è colpa mia.
In ogni caso, questi sono i fatti, e a voi sono noti (accetto rettifiche ed esempi del contrario). La differenza antropologica fra destra e sinistra in Italia è tutta in questi fatti. Evidentemente per chi è "di sinistra" accettare il confronto sugli argomenti, anziché sulle appartenenze, significa essere di destra, e possiamo intuirne le ragioni. Parafrasando un altro toscano amante ricambiato del periodare simmetrico: "Il y a toujours eu du je ne sais quoi en toute la gauche italienne. Elle a voulu se mêler d’économie, dès son enfance, et dans un temps où elle ne protégeait pas les petits intérêts, qui n’ont jamais été son faible ; et où elle n’avait pas été achetée par les grands, qui, d’un autre sens, n’ont pas été son fort".
Poi ci sono le opinioni, delle quali, semicitando l'ispettore Callaghan, vi evidenzio che esse sono come le palle: ognuno ha le sue. L'ispettore Bagnai aggiunge che molti non le hanno proprio, e nel caso delle opinioni si limitano a usare quelle altrui (con le palle risulta più difficile).
Questa non è una novità. L'ispettore Flaiano l'aveva ben detto: "i giovani hanno quasi tutti il coraggio delle opinioni altrui" (e infatti sono prevalentemente euristi).
Se qualche fesso qua sotto intendesse uscirsene con la stantia chiacchiera da bar ortottero "destra e sinistra non esistono più" sappia che verrà stroncato. Destra e sinistra esisteranno sempre, non solo nella loro dimensione antropologica (descritta nel caso italiano da quanto precede), ma anche e soprattutto nella loro dimensione strutturale, economica (che non coincide con quella antropologica, nel senso che persone antropologicamente "di sinistra" possono facilmente essere, e anzi generalmente sono, strutturalmente di destra, come moltissimi hanno notato prima e meglio di me). La dimensione economica è molto semplice da definire: è di destra (Pasolini avrebbe detto: è fascista) chiunque crede che il mercato si autoregoli, e quindi in re ipsa delegittima lo stato democratico nel suo ruolo di mediatore del conflitto sociale. Quindi, ad esempio, è di destra chiunque difenda i Trattati europei e l'ideologia ad essi sottostante (nonostante sia associata al polveroso santino del liberista Spinelli). Il liberismo è intrinsecamente autoritario e illiberale, perché, come dice il Pedante, per imporre lo stato minimo ci vuole lo stato onnipotente.
Non a caso, per dire che il liberismo ha fallito, il Fmi comincia con l'elencare i suoi pretesi successi partendo dal Cile di Pinochet (sono i dettagli che fanno la delizia dell'intenditore).
Keynes era un liberale, anche se i gianninizzeri non lo capiscono.
Ma questa, evidentemente, è colpa loro.
lunedì 21 dicembre 2015
Storia letteraria della crisi
Dragan Garić ha lasciato un nuovo commento sul tuo post "Ci siamo! Feld sull'esproprio (con backstage e un ...":
Ho provato con link attivi che non obbedivano (forse essendo in molti) e preferivano rimanere passivi. Mi sono rimaste le parentesi.
Che le cose dovessero andare in questo modo qui si sapeva da tempo. Tanti di noi (Povera gente) erano ottimisti (Grandi speranze), ma pian piano dovevano fare conti con la realtà (Illusioni perdute) sentendosi raggirati (Umiliati e offesi) e rendendosi conto di vivere in un periodo non molto facile (Tempi difficili).
Sembrava che la classe politica fosse presa da una forza inspiegabile (I demoni) e facesse di tutto per far male al proprio Paese.
Comunque, è molto probabile che il loro comportamento sia guidato da certe leggi (Le leggi fondamentali della stupidità umana).
Loro (I miserabili) ci hanno fatto credere che fosse un bene rinunciare alla sovranità monetaria e che l'euro (Nostro comune amico) ci proteggesse, oppure che fosse solo una moneta.
Soltanto qui sapevamo che si trattasse di qualcosa di molto diverso (Un tenebroso affare).
In nome di pochi toglievano i diritti a molti, distruggendo il Paese e rendendolo irriconoscibile (La casa dei fantasmi) costringendo i giovani ad emigrare. Quelli che rimanevano (Anime morte) non avevano la forza di far valere i propri diritti.
Chi comandava conosceva bene con chi aveva a che fare (Psicologia delle folle) e in che modo realizzare i propri progetti.
Nonostante il potere della propaganda la gente capiva che ci fosse qualcosa che non andava e voleva mandare via il responsabile (L'idiota) insieme ad altri collaboratori lontano dai centri decisionali (Ventimila leghe sotto i mari), ma alla fine non succedeva niente.
Anche se non tutti riescono capire facilmente come stano le cose (Capire il potere), il numero di chi comincia a svegliarsi aumenta ogni giorno.
I più ottimisti capiscono che per mettere le cose a posto ci vorrà molto tempo (Una vita) e diventa impossibile non farsi prendere da un sentimento molto forte (Furore).
La sinistra italiana ha tradito il Paese e dovrebbe fare il primo passo (La confessione) che forse non farà mai.
Lasciamo a loro la decisione (Come vi piaccia).
Resta sempre la stessa domanda (Che fare) alla quale arriverà la risposta (La tempesta) e poi si faranno i conti (Misura per misura),
Ormai sono arrivate le feste e un po dell'ottimismo anche se ingiustificato ci vole. (L'Italia può farcela).
Postato da Dragan Garić in Goofynomics alle 20 dicembre 2015 16:56
(...Dragan, naturalmente, non insegna letteratura. È un operaio specializzato emigrato dalla Serbia nel Nord-Est italiano appena in tempo per sfuggire al bombardamento umanitario della sua casa - o di quella dei suoi genitori, non ricordo bene. Solo che in Serbia, quando c'era lui, la scuola era pubblica, e, come vedete, funzionava...)
Ho provato con link attivi che non obbedivano (forse essendo in molti) e preferivano rimanere passivi. Mi sono rimaste le parentesi.
Che le cose dovessero andare in questo modo qui si sapeva da tempo. Tanti di noi (Povera gente) erano ottimisti (Grandi speranze), ma pian piano dovevano fare conti con la realtà (Illusioni perdute) sentendosi raggirati (Umiliati e offesi) e rendendosi conto di vivere in un periodo non molto facile (Tempi difficili).
Sembrava che la classe politica fosse presa da una forza inspiegabile (I demoni) e facesse di tutto per far male al proprio Paese.
Comunque, è molto probabile che il loro comportamento sia guidato da certe leggi (Le leggi fondamentali della stupidità umana).
Loro (I miserabili) ci hanno fatto credere che fosse un bene rinunciare alla sovranità monetaria e che l'euro (Nostro comune amico) ci proteggesse, oppure che fosse solo una moneta.
Soltanto qui sapevamo che si trattasse di qualcosa di molto diverso (Un tenebroso affare).
In nome di pochi toglievano i diritti a molti, distruggendo il Paese e rendendolo irriconoscibile (La casa dei fantasmi) costringendo i giovani ad emigrare. Quelli che rimanevano (Anime morte) non avevano la forza di far valere i propri diritti.
Chi comandava conosceva bene con chi aveva a che fare (Psicologia delle folle) e in che modo realizzare i propri progetti.
Nonostante il potere della propaganda la gente capiva che ci fosse qualcosa che non andava e voleva mandare via il responsabile (L'idiota) insieme ad altri collaboratori lontano dai centri decisionali (Ventimila leghe sotto i mari), ma alla fine non succedeva niente.
Anche se non tutti riescono capire facilmente come stano le cose (Capire il potere), il numero di chi comincia a svegliarsi aumenta ogni giorno.
I più ottimisti capiscono che per mettere le cose a posto ci vorrà molto tempo (Una vita) e diventa impossibile non farsi prendere da un sentimento molto forte (Furore).
La sinistra italiana ha tradito il Paese e dovrebbe fare il primo passo (La confessione) che forse non farà mai.
Lasciamo a loro la decisione (Come vi piaccia).
Resta sempre la stessa domanda (Che fare) alla quale arriverà la risposta (La tempesta) e poi si faranno i conti (Misura per misura),
Ormai sono arrivate le feste e un po dell'ottimismo anche se ingiustificato ci vole. (L'Italia può farcela).
Postato da Dragan Garić in Goofynomics alle 20 dicembre 2015 16:56
(...Dragan, naturalmente, non insegna letteratura. È un operaio specializzato emigrato dalla Serbia nel Nord-Est italiano appena in tempo per sfuggire al bombardamento umanitario della sua casa - o di quella dei suoi genitori, non ricordo bene. Solo che in Serbia, quando c'era lui, la scuola era pubblica, e, come vedete, funzionava...)
giovedì 21 maggio 2015
I ditischi (in memoriam)
Quelli intanto bucarono via l’acqua come siluretti felici, scampati nei roridi e verdi regni, fra i capegli dell’erbe e dell’alghe: salvi dal loro profilo ellittico o parellittico, che offre, credo, un minimum di resistenza, che segna un optimum della forma natante. E devono aver raggiunto questo ottimo nella pertinace evoluzione della discendenza, in un loro amore del meglio e poi del perfetto, educendo dalla grossolanità primigenia il garbo del capo, del corsaletto e dell’èlitre, sforzandosi di tendere, tendendo all’elisse, entro paludi, o gore morte nelle golene de’ fiumi: ogni acqua ferma un bacino da esperimenti, ogni specchio livido un mondo da perforare col pensiero: traverso generazioni e millenni raggiungendo il loro laborioso integrale isoperimetrico.
(...attraverso generazioni e millenni... I ditischi c'erano prima, e ci saranno dopo. Mettiamo le cose in prospettiva, e non arrendiamoci...)
sabato 9 maggio 2015
Dialogo fra la Merkel e Tsipras
Nat ha lasciato un nuovo commento sul tuo post "A Celso e Martinet (post ad personas, non ad res)":
Vabbè, ma se non traduciamo, dov'è il divertimento? La mia indimenticata prof di latino e greco non me la avrebbe fatta passare per buona (ah, quella matita rossa e blu, che ai bei tempi così poco le davo luogo di usare sulle mie versioni...), ma questo celebre discorso oggi mi è venuto da tradurlo così:
"Signori. Non staremo a dilungarci con discorsi politicamente corretti, a cui non crede nessuno, sostenendo che meritiamo la leadership perché abbiamo sconfitto i tiranni Persiani o che questa è una guerra giusta, perché voi per primi non avete rispettato le regole. Ci aspettiamo d'altra parte che non vi immaginiate di convincerci dicendo che non avete partecipato alla coalizione perché siete alleati degli Spartani, e che nei nostri confronti le regole le avete sempre rispettate. Vediamo piuttosto di far saltare fuori quello che, parlando sinceramente, è possibile: sia noi sia voi sappiamo bene che tra uomini si può discutere di giusto o ingiusto, certo, ma quando si è forti uguale. In caso contrario, il più forte fa quello che è in suo potere fare, e il più debole si rassegna."
Per traduzioni più autorevoli, basta digitare su Google "Tucidide dialogo tra Ateniesi e Melii", andare al par. 89, e salta fuori di tutto, comprese naturalmente traduzioni che si capiscono peggio del testo greco (questo lo dico per chi, non leggendo il greco, magari è rimasto con la curiosità di capire).
Postato da Nat in Goofynomics alle 4 maggio 2015 23:58
(questo è Goofynomics: l'unico blog dove sappiamo come si dice "politicamente corretto" in greco antico. Si apra la discussione, cui per il momento non potrò partecipare - anche se già qualcosina da dire l'avrei, ma ho perso la matita blu...)
sabato 7 marzo 2015
Céline (ad personam)
...e siamo riusciti ad animare un bel dibattito su Céline anche al mercato della rue Brancion. Come seminatore di discordia, lo ammetto, non me la cavo male...
Seguono dettagli.
Dunque: oggi me ne camminavo per i banchi del marché aux puces di Vanves, quello del parco Georges Brassens, avevo in tasca il mio nuovo Retz (sostituisce i due precedenti: sapete, ora che sto facendo la Fronda... Però devo dire che i piddini a donne stanno peggio dei Frondeurs, cosa che mi getta nello sconforto...), quando a un certo punto mi esclaffo (voce del verbo esclaffarsi) dal ridere leggendo questo titolo:
di tal Jean-Pierre Martin. Mai tanto veleno fu condensato in un sottotitolo, e mai un sottotitolo fu così consustanziale al prurito dei miei sensi di ragno. Visto e preso. Del contenuto ritengo di non dovervi rendere edotti: gli interessati hanno capito dal sottotitolo.
Viceversa, per chi se li fosse dimenticati, ecco due pezzettini di letteratura che potrebbero tornarvi utili (se non altro, a capire perché siete qui):
Il y a toujours eu du je ne sais quoi en tout M. de La Rochefoucauld. Il a voulu se mêler d’intrigue, dès son enfance, et dans un temps où il ne sentait pas les petits intérêts, qui n’ont jamais été son faible ; et où il ne connaissait pas les grands, qui, d’un autre sens, n’ont pas été son fort. Il n’a jamais été capable d’aucune affaire, et je ne sais pourquoi ; car il avait des qualités qui eussent suppléé, en tout autre, celles qu’il n’avait pas. Sa vue n’était pas assez étendue, et il ne voyait pas même tout ensemble ce qui était à sa portée ; mais son bon sens, et très-bon dans la spéculation, joint à sa douceur, à son insinuation et à sa facilité de moeurs, qui est admirable, devait récompenser plus qu’il n’a fait le défaut de sa pénétration. Il a toujours eu une irrésolution habituelle ; mais je ne sais même à quoi attribuer cette irrésolution. Elle n’a pu venir en lui de la fécondité de son imagination, qui n’est rien moins que vive. Je ne la puis donner à la stérilité de son jugement ; car, quoiqu’il ne l’ait pas exquis dans l’action, il a un bon fonds de raison. Nous voyons les effets de cette irrésolution, quoique nous n’en connaissions pas la cause. Il n’a jamais été guerrier, quoiqu’il fût très- soldat. Il n’a jamais été, par lui-même, bon courtisan, quoiqu’il ait eu toujours bonne intention de l’être. Il n’a jamais été bon homme de parti, quoique toute sa vie il y ait été engagé. Cet air de honte et de timidité que vous lui voyez dans la vie civile s’était tourné, dans les affaires, en air d’apologie. Il croyait toujours en avoir besoin, ce qui, joint à ses maximes , qui ne marquent pas assez de foi en la vertu, et à sa pratique, qui a toujours été de chercher à sortir des affaires avec autant d’impatience qu’il y était entré, me fait conclure qu’il eût beaucoup mieux fait de se connoître et de se réduire à passer, comme il l’eût pu, pour le courtisan le plus poli qui eût paru dans son siècle.
E ora, lettorechennepenZi? È più velenoso l'oriundo toscano, o il parigino? Si aprano le votazioni...
Seguono dettagli.
Dunque: oggi me ne camminavo per i banchi del marché aux puces di Vanves, quello del parco Georges Brassens, avevo in tasca il mio nuovo Retz (sostituisce i due precedenti: sapete, ora che sto facendo la Fronda... Però devo dire che i piddini a donne stanno peggio dei Frondeurs, cosa che mi getta nello sconforto...), quando a un certo punto mi esclaffo (voce del verbo esclaffarsi) dal ridere leggendo questo titolo:
Contre Céline
ou
D’UNE GÊNE PERSISTANTE À L’ÉGARD DE LA FASCINATION EXERCÉE PAR LOUIS DESTOUCHES SUR PAPIER BIBLE
di tal Jean-Pierre Martin. Mai tanto veleno fu condensato in un sottotitolo, e mai un sottotitolo fu così consustanziale al prurito dei miei sensi di ragno. Visto e preso. Del contenuto ritengo di non dovervi rendere edotti: gli interessati hanno capito dal sottotitolo.
Viceversa, per chi se li fosse dimenticati, ecco due pezzettini di letteratura che potrebbero tornarvi utili (se non altro, a capire perché siete qui):
Portrait du cardinal de Retz par François de La Rochefoucauld
Paul de Gondi,
cardinal de Retz, a beaucoup d’élévation, d’étendue d’esprit, et plus
d’ostentation que de vraie grandeur de courage. Il a une mémoire
extraordinaire, plus de force que de politesse dans ses paroles, l’humeur
facile, de la docilité et de la faiblesse à souffrir les plaintes et les
reproches de ses amis, peu de piété, quelques apparences de religion. Il paraît
ambitieux sans l’être ; la vanité, et ceux qui l’ont conduit, lui ont fait
entreprendre de grandes choses presque toutes opposées à sa profession ; il a
suscité les plus grands désordres de l’État sans avoir un dessein formé de s’en
prévaloir, et bien loin de se déclarer ennemi du cardinal Mazarin pour occuper
sa place, il n’a pensé qu’à lui paraître redoutable, et à se flatter de la fausse
vanité de lui être opposé. Il a su profiter néanmoins avec habileté des
malheurs publics pour se faire cardinal ; il a souffert la prison avec fermeté,
et n’a dû sa liberté qu’à sa hardiesse. La paresse l’a soutenu avec gloire,
durant plusieurs années, dans l’obscurité d’une vie errante et cachée. Il a
conservé l’archevêché de Paris contre la puissance du cardinal Mazarin ; mais
après la mort de ce ministre il s’en est démis sans connaître ce qu’il faisait,
et sans prendre cette conjoncture pour ménager les intérêts de ses amis et les
siens propres. Il est entré dans divers conclaves, et sa conduite a toujours
augmenté sa réputation. Sa pente naturelle est l’oisiveté ; il travaille
néanmoins avec activité dans les affaires qui le pressent, et il se repose avec
nonchalance quand elles sont finies. Il a une présence d’esprit, et il sait
tellement tourner à son avantage les occasions que la fortune lui offre qu’il
semble qu’il les ait prévues et désirées. Il aime à raconter ; il veut éblouir
indifféremment tous ceux qui l’écoutent par des aventures extraordinaires, et
souvent son imagination lui fournit plus que sa mémoire. Il est faux dans la
plupart de ses qualités, et ce qui a le plus contribué à sa réputation c’est de
savoir donner un beau jour à ses défauts. Il est insensible à la haine et à
l’amitié, quelque soin qu’il ait pris de paraître occupé de l’une ou de l’autre
; il est incapable d’envie ni d’avarice, soit par vertu ou par inapplication.
Il a plus emprunté de ses amis qu’un particulier ne devait espérer de pouvoir
leur rendre ; il a senti de la vanité à trouver tant de crédit, et à
entreprendre de s’acquitter. Il n’a point de goût ni de délicatesse ; il
s’amuse à tout et ne se plaît à rien ; il évite avec adresse de laisser
pénétrer qu’il n’a qu’une légère connaissance de toutes choses. La retraite
qu’il vient de faire est la plus éclatante et la plus fausse action de sa vie ;
c’est un sacrifice qu’il fait à son orgueil, sous prétexte de dévotion : il
quitte la cour où il ne peut plus s’attacher, et il s’éloigne du monde, qui
s’éloigne de lui.
Portrait de François de La Rochefoucauld par le cardinal de Retz
Il y a toujours eu du je ne sais quoi en tout M. de La Rochefoucauld. Il a voulu se mêler d’intrigue, dès son enfance, et dans un temps où il ne sentait pas les petits intérêts, qui n’ont jamais été son faible ; et où il ne connaissait pas les grands, qui, d’un autre sens, n’ont pas été son fort. Il n’a jamais été capable d’aucune affaire, et je ne sais pourquoi ; car il avait des qualités qui eussent suppléé, en tout autre, celles qu’il n’avait pas. Sa vue n’était pas assez étendue, et il ne voyait pas même tout ensemble ce qui était à sa portée ; mais son bon sens, et très-bon dans la spéculation, joint à sa douceur, à son insinuation et à sa facilité de moeurs, qui est admirable, devait récompenser plus qu’il n’a fait le défaut de sa pénétration. Il a toujours eu une irrésolution habituelle ; mais je ne sais même à quoi attribuer cette irrésolution. Elle n’a pu venir en lui de la fécondité de son imagination, qui n’est rien moins que vive. Je ne la puis donner à la stérilité de son jugement ; car, quoiqu’il ne l’ait pas exquis dans l’action, il a un bon fonds de raison. Nous voyons les effets de cette irrésolution, quoique nous n’en connaissions pas la cause. Il n’a jamais été guerrier, quoiqu’il fût très- soldat. Il n’a jamais été, par lui-même, bon courtisan, quoiqu’il ait eu toujours bonne intention de l’être. Il n’a jamais été bon homme de parti, quoique toute sa vie il y ait été engagé. Cet air de honte et de timidité que vous lui voyez dans la vie civile s’était tourné, dans les affaires, en air d’apologie. Il croyait toujours en avoir besoin, ce qui, joint à ses maximes , qui ne marquent pas assez de foi en la vertu, et à sa pratique, qui a toujours été de chercher à sortir des affaires avec autant d’impatience qu’il y était entré, me fait conclure qu’il eût beaucoup mieux fait de se connoître et de se réduire à passer, comme il l’eût pu, pour le courtisan le plus poli qui eût paru dans son siècle.
E ora, lettorechennepenZi? È più velenoso l'oriundo toscano, o il parigino? Si aprano le votazioni...
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